Conférence 2019 : « l’agro écologie, pour l’alimentation et la biodiversité »

Poitou-Charentes Nature organisait, dans le cadre du 34ème Festival International du Film Ornithologique en partenariat avec RCF Poitou et avec le soutien de la Région et de la DREAL Nouvelle-Aquitaine, une conférence-débat gratuite sur le thème :

« L’agro écologie, pour l’alimentation et la biodiversité »

Vendredi 2 novembre 2018 de 10 h à 12 h, salle Romane à Ménigoute

 

L’agro-écologie permet de lutter contre les dérives de l’agriculture productiviste et d’adapter celle-ci au changement climatique, aux diminutions nécessaires des pesticides, des excès de nitrates, des besoins en eau et de répondre aux attentes de la société en matière de qualité alimentaire, de reconquête de la biodiversité sauvage, et plus généralement de respect des normes environnementales.

Ces différents points ont été traités lors de trois parties, les deux premières étant enregistrées :

1. la première sous forme de conférence par M. Camille Dorioz, du réseau agriculture de France Nature Environnement

2. la deuxième sous forme de table ronde avec questions du public et avec la participation complémentaire de :

  • Monsieur Benoît Biteau, conseiller régional et paysan bio
  • Monsieur Vincent Bretagnolle, chercheur au CNRS de Chizé
  • Monsieur Dominique Brunet, paysan bio en polyculture-élevage

3. la troisième par un débat avec le public hors enregistrement.

Cette conférence était animée par Michael Lahcen, directeur de RCF Poitou,

Elle a été retransmise en différé sur les ondes de RCF Poitou, vous pouvez l’écouter sur les pages suivantes :

Elle sera accessible en podcast sur cette page internet par la suite.

 

 

Liste rouge des Mammifères du Poitou-Charentes

La Liste rouge des mammifères du Poitou-Charentes porte sur 96 espèces sauvages, dont 73 mammifères terrestres et 23 mammifères marins. Parmi ces espèces, 24 taxons n’ont pas pu être évalués (NA). Il s’agit notamment de 6 espèces introduites (NA(a)) et de 18 espèces erratiques (NA(b)) dont la plupart sont des mammifères marins en ce qui concerne ce dernier critère. Trois espèces introduites après s’être échappées de captivité n’ont pas été prises en compte dans l’évaluation. Il s’agit du Wallaby de Bennett, du Chien viverrin et du Daim européen.
L’évaluation des mammifères terrestres s’est appuyée sur la sollicitation d’un comité d’experts composé de 10 personnes représentant 6 structures (associations de protection de la nature, ONCFS). En ce qui concerne les mammifères marins (Cétacés et Pinnipèdes), l’évaluation a été confiée à l’Observatoire PELAGIS de la Rochelle, qui collecte les données issues des observations éparses en mer, des campagnes halieutiques de l’IFREMER et du réseau national d’échouage depuis de nombreuses années.
La liste établie a été labellisée par l’UICN le 14 décembre 2016 et validée par le CSRPN le 16 décembre 2016.

Coordination de la liste Mammifères : Vienne Nature

Pour télécharger la Liste rouge des Mammifères du Poitou-Charentes

L’ensemble de ce programme est soutenu financièrement par :
− La Région Nouvelle-Aquitaine
− La Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Nouvelle-Aquitaine
− L’Union Européenne (fonds FEDER)

 

 

 
Organisation des deuxièmes rencontres naturalistes régionales

Organisation des deuxièmes rencontres naturalistes régionales

1.     Présentation du projet, du contexte et des objectifs

Depuis plus de 30 ans, les associations de protection de la nature des départements de l’ex région Poitou-Charentes réalisent, sous l’égide de Poitou-Charentes Nature, de nombreuses enquêtes naturalistes sur des thèmes et des approches variés : mammalogie, avifaune, herpétologie, entomologie, botanique, atlas, études de milieux, listes rouges …

Toutes ces enquêtes ne sont réalisables que grâce à un important réseau de naturalistes bénévoles actifs dans notre région. Ces projets sont le plus souvent valorisés par la publication d’ouvrages et/ ou de rapport sans qu’il y ait d’autres restitutions ou valorisation auprès de nos bénévoles, de nos financeurs et de nos partenaires techniques.

Les premières rencontres naturalistes du Poitou-Charentes organisées en février 2017 ont connu un succès remarquable, avec près de 300 participants, l’ensemble des partenaires présents ayant fait part de leur intérêt.

C’est la raison pour laquelle, nous proposons d’organiser une deuxième édition des rencontres naturalistes du Poitou-Charentes, avec des interventions de partenaires de l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine.
Cette édition se déroulera les 15 et 16 février 2019 au Lycée Agricole de MELLE (79).

Le public visé serait donc le même : bénévoles des associations, mais également les services techniques des collectivités, d’associations, les financeurs et nos partenaires techniques.

 

Les objectifs de ces rencontres seront de :

–          Reconduire l’événementiel permettant aux naturalistes de la région de se rencontrer et de renforcer les liens qui existent au sein du réseau ;

–          Valoriser le travail des naturalistes régionaux de PCN et de ses associations, des partenaires locaux (CREN, CBNSA, Fédérations de pêche, bureaux d’études, Conseils départementaux, collectivités locales…), ainsi que d’autres associations naturalistes de Nouvelle-Aquitaine, permettant de consolider les liens qui se tissent au sein de FNE Nouvelle-Aquitaine.

 

En second plan, d’autres objectifs sont visés via l’organisation de ces rencontres :

–          Développer la communication et la valorisation interne comme externe des travaux de PCN et de ses associations ;

–          Faire le point sur des études, enquêtes, découvertes, actions de conservation.

 

2.     Description des actions

Ces rencontres naturalistes seront renouvelées sur deux journées, ce choix ayant été judicieux pour les premières rencontres : un vendredi et un samedi. Le vendredi permet aux techniciens, financeurs, etc. de participer sur leur temps de travail. Le samedi s’adresse plus particulièrement aux bénévoles, souvent disponibles le week-end uniquement.

 

Les dates et le programme précis de ces deux journées ont été définis via des réunions de préparation qui ont débuté en début d’année 2018. Les options retenues lors des premières rencontres ont été reconduites suite au succès qu’elles ont connu : présentations, tables rondes, ateliers de découverte ; d’autres sont à examiner, tel la diffusion de documentaires/reportages… Des thématiques seront définies par journée ou demi-journée en fonction des objectifs et du public ciblé.

 

Pour cette deuxième édition, comme cela était envisagé lors de l’élaboration de la première édition,  l’objectif est d’ouvrir des temps de présentations aux partenaires techniques pour la présentation d’études sur la biodiversité.

 

A l’issue des rencontres, les supports de présentation ainsi qu’un bilan seront diffusés à l’ensemble des participants. Cette diffusion se fera via le site internet de Poitou-Charentes Nature.

 

Du point de vue logistique, la coordination se chargera de trouver le lieu d’accueil et d’organiser les repas (avec produits biologiques et locaux, dans la mesure du possible).

3.     Indicateurs d’évaluation – Phase 1

  • Participation de  250 personnes minimum sur les deux jours

4.     Partenaires techniques

  • ARB Nouvelle-Aquitaine
  • ONCFS
  • CREN
  • Conservatoire du littoral
  • ONF, CRPF
  • Prom’haies en Nouvelle-Aquitaine
  • Fédérations de pêche
  • Associations naturalistes : Perennis, GEREPI
  • IFREE, GRAINE
  • CPIE
  • Universités
  • CEBC/ CNRS
  • PNR Marais Poitevin
  • Limousin Nature Environnement, GMHL
  • Cistude Nature, SEPANSO
  • FNE Nouvelle-Aquitaine

 

Ce programme est financé par :

 

La nature à notre porte

La nature à notre porte

1.     Présentation du projet, du contexte et des objectifs

Aujourd’hui, il est de plus en plus évident que notre environnement impacte directement sur notre bien-être. Plus nous pratiquons la nature, plus nous nous sentons bien. Certaines études ont même théorisé autour de ce phénomène et parlent de « syndrome de manque de nature ». C’est pourquoi il est indispensable que la nature ait une grande place dans la vie de chacun et en particulier dans la vie des plus jeunes.

En effet, la relation homme/nature se fait dès le plus jeune âge. D’après plusieurs recherches, il a été montré qu’une exposition à la nature dès la petite enfance peut influencer sur son propre attachement à l’environnement et impulser des comportements éco-citoyens.

En plus d’être bonne pour notre santé, la Nature est un lieu réel, stimulant, de socialisation et de contemplation.

C’est pourquoi nous souhaitons développer un programme régional qui s’intéresse à la biodiversité ordinaire et proche de chacun de nous afin que les habitants puissent se reconnecter à la nature. Nous voudrions pour cela utiliser les espaces verts des communes, des jardins, des parcs, les coins de nature des quartiers urbains…

Chacun pourra devenir observateur de la biodiversité de son jardin et de sa commune.

A travers différentes actions, les citoyens d’aujourd’hui et de demain seront amenés à découvrir leur biodiversité du quotidien, à se l’approprier pour mieux la protéger.

Depuis plusieurs années, nos projets régionaux sensibilisent principalement les écoles élémentaires et les collèges. Nous souhaitons aujourd’hui développer un projet d’éducation à l’environnement à l’égard de nouveaux publics : les plus jeunes (3-6 ans) et le public adulte. De plus, ce projet répondrait à une forte demande des enseignants de cycle 1 qui bénéficie de peu de projets pédagogiques d’éducation à l’environnement.

 

Ce programme se décline en deux phases :

  • Phase 1: Janvier 2018 – Août 2019

Conception du projet et des outils pédagogiques et réalisation du programme pédagogique sur une commune par structure.

  • Phase 2: Septembre 2019 – Septembre 2020

Déploiement du programme sur plusieurs communes par structure.

 

Afin de cibler le jeune public, nous utiliserons une démarche pédagogique spécifique et adaptée. Cette démarche s’appuiera sur de nombreux temps en extérieur car il est indispensable que les enfants se retrouvent dans la nature pour susciter l’émerveillement, l’observation et la découverte.

Afin de créer du lien social et impulser une dynamique local, nous souhaitons intégrer les citoyens dans notre projet (association des parents d’élèves, centres sociaux, associations locales …), en lien avec les actions menées auprès des jeunes enfants.

 

Objectifs généraux :

  • Faire découvrir la biodiversité ordinaire
  • Créer ou renforcer le lien homme/nature
  • Apprendre à respecter l’environnement 
  • Créer du lien social
  • Agir en faveur de la biodiversité

2.     Description des actions de la phase 1

2.1.      Action 1 : Conception du programme pédagogique

Les associations membres de Poitou-Charentes Nature se réuniront lors de 3 réunions régionales pour échanger et se former. Lors de ces temps nous mettrons en commun nos compétences et nos moyens, dans le but d’aboutir à un projet pédagogique régional commun. Ainsi, 5 communes et 10 classes des 4 départements picto-charentais pourront bénéficier d’animations avec des objectifs et des outils pédagogiques communs lors de cette première phase.

Durant le premier semestre 2018, nous allons concevoir le déroulement du programme pédagogique : fiches pédagogiques pour chaque séance scolaire, objectifs et description des actions citoyennes, création d’outils pédagogiques et de communication pour les scolaires et les citoyens.

Pour construire sereinement ce nouveau programme pédagogique régional, il est important que les co-constructeurs aient les mêmes pré-requis sur la connaissance de ces différents publics. C’est pourquoi il est indispensable d’établir des temps de formation communs et spécifiques.

 

Démarche :

  • Dresser un état des lieux des outils et démarches existants sur la thématique et les publics
  • Se former : plusieurs modules de formation existent et sont envisageables : Atelier du GRAINE Poitou-Charentes « Petite enfance » et Formation « Aider les citoyens à s’investir dans la préservation de la biodiversité »
  • Elaborer le programme pédagogique avec des outils communs

2.2.      Action 2 : Création d’outils pédagogiques

Des outils pédagogiques vont être créés à destination de nos deux publics.

Pour les scolaires, une malle composée de plusieurs outils sera fabriquée : puzzles, livres, contes, marionnettes, boîtes loupe …

Certains outils seront utilisés par l’éducateur à l’environnement lors des séances d’animations et une autre partie pourra être mise à disposition des enseignants et des ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles).

 

Pour le public citoyen, plusieurs outils pédagogiques vont être fabriqués ou des outils déjà existants seront mis à disposition :

  • Un jeu sur la biodiversité ordinaire : un par association
  • Un  parcours de géocaching à la découverte de la biodiversité de la commune
  • Une plaquette ou des fiches espèces « Comment accueillir la faune dans son jardin ? »

2.3.      Action 3 : Projet pédagogique auprès des scolaires

Chaque structure interviendra sur une commune de son département et sensibilisera deux classes de cycle 1.

Chaque classe bénéficiera de 4 animations en majorité en extérieur. Ces dernières permettront aux élèves d’être au contact direct avec la nature : ressentir, explorer et apprendre la nature.

Ces séances se dérouleront au cœur de l’école et/ou sur des espaces verts de la commune à travers plusieurs approches : imaginaires, sensorielles, ludiques et naturalistes.

Quelques exemples d’animations qui pourront être proposées : memory visuel, arbre mon ami, cocktail d’odeurs, chercher les petites bêtes, mini-herbier, écoute des bruits de la nature …

Lors de ces séances, les élèves découvriront et s’approprieront leur territoire, quartier, ville ou village à travers l’observation de la biodiversité.

Des conseils seront apportés aux enseignants pour travailler tout au long de l’année sur cette thématique : élevage d’insectes, fabrication d’abris, plantations, promotion des solutions au naturel pour éviter d’utiliser des pesticides …

2.4.      Action 4 : Animations citoyens

En parallèle du programme pédagogique scolaire, deux animations familles seront organisées pour impliquer les habitants dans l’observation et la préservation de la biodiversité de leur jardin et de leur commune. Ces animations seront proposées aux parents d’élèves du projet mais aussi à tous les habitants du quartier ou de la commune. Ces animations se dérouleront en concertation avec la municipalité (lieu, communication, matériel…).

C’est lors de ces animations que les différents outils citoyens seront utilisés et distribués afin de rendre les citoyens curieux et observateurs de la biodiversité qui leur est proche : jeux, documentation, parcours autonome.

De plus, pour faciliter le lien social, nous souhaitons nous associer à un évènement qui se déroulera dans la commune et créer un jeu qui suscitera le débat. Les familles vont ainsi pouvoir échanger sur leur vision de la biodiversité.

La première animation citoyenne consistera à proposer un parcours en autonomie afin de faire découvrir au plus grand nombre la nature de leur ville, village ou quartier. Lors de cet évènement, les acteurs locaux seront sollicités. A l’aide de l’application géocaching, en autonomie, les familles se déplaceront et s’arrêteront à plusieurs escales à la recherche de trésor pour découvrir la nature de leur commune. Un temps sera encadré par des intervenants sur un jeu.

Le deuxième temps famille sera prévu en fin de projet. Ce temps sera un temps de valorisation du projet. Plusieurs ateliers sont envisageables : présentation des élèves, exposition, film, repas, intervention d’une personne extérieure  …

 

3.     Indicateurs d’évaluation

  • Nombre de communes adhérant au projet : 5
  • Nombre de classes adhérant au projet : 10
  • Nombre d’animations scolaires : 40
  • Nombre d’animations familles : 10
  • Nombre de scolaires et de citoyens sensibilisés
  • Rédaction d’articles de presse
  • Nombre de plaquettes ou fiches espèces distribuées

 

Pour les animations scolaires, des fiches d’évaluation seront distribuées aux enseignants partenaires du projet.

 

4.     Partenaires techniques

  • GRAINE Poitou-Charentes
  • Inspection académique
  • Elus et agents des communes
  • Associations locales

 

Ce programme est financé par :

 

 

Les messicoles

Les messicoles

  1. Présentation du projet, du contexte et des objectifs

Les plantes messicoles sont pour la plupart des plantes fortement menacées que ce soit en Poitou-Charentes mais aussi à l’échelle nationale. Ces espèces sont depuis toujours liées aux activités culturales humaines (céréales, vignes, vergers). La plupart de ces espèces ont connu un effondrement de leurs populations au cours des 30 dernières années. Il semble rester quelques bastions correspondant à des zones historiques de cultures céréalières (plaine d’Aunis, sud-est de la Charente, Nord de la Vienne), ayant justifié ponctuellement la création de ZNIEFF.

La cause principale de la régression d’un grand nombre d’espèces est l’intensification agricole notamment par l’utilisation d’intrants (engrais minéraux et herbicides), l’agrandissement des parcelles et la modification des techniques culturales (labour profond sur les cultures céréalières, travail du sol petit à petit abandonné dans les vignobles, densification des semis de céréales, modification des rotations culturales (intégration de cultures de printemps comme le maïs ou le tournesol)).

L’objectif serait ici d’améliorer les connaissances sur les populations d’espèces messicoles suite à la recherche menée entre 2005 et 2009 (état de conservation, secteur à enjeux) et d’initier des actions concrètes de conservation en collaboration avec le Conservatoire Botanique National Sud-Atlantique (Plan Régional d’Action ?). Afin de contribuer à la conservation de ces espèces et des techniques de cultures traditionnelles, des actions de formation et communication seront mises en places (notamment auprès des lycées agricoles, des organismes agricoles (réseau Inpact, chambres d’agricultures, et des syndicats viticoles).

La plupart de ces espèces comportent une forte valeur patrimoniale dont certaines ont presque disparu à l’échelle nationale (Nigella arvensis).

 

  1. Description des actions

    • Phase 1 (2018) : Préparation du travail terrain prévu en phase 2 

Inventaire des plantes messicoles

Description des actions : Elaboration des protocoles d’inventaires, de la collecte des données et choix des secteurs étudiés

  • Accompagnement du CBNSA pour l’élaboration d’une liste d’espèces messicoles pour la région Poitou-Charentes et sélection des espèces et secteurs géographiques cible en partenariat avec le CBNSA selon la méthodologie du plan national d’action
  • Elaboration d’un plan d’échantillonnage
  • Collecte des données bibliographiques éventuelles dans chaque département
  • Cartographie des secteurs à fort enjeux
  • Définition d’une méthode commune de récolte des données (méthodologie PNA), outils de saisie et calendrier d’inventaire
  • Description d’une méthodologie pour le suivi pluriannuel de parcelles prioritaires à forte diversité et/ou forts enjeux (nombre de sites par département, etc.) afin d’observer l’évolution des populations de certaines espèces et l’évolution des habitats (Stellarietea mediae) à l’échelle d’un site en fonction des pratiques culturales.
  • Test des protocoles de récolte des données (au moins pour le suivi des sites)
  • Formations PC et départementales / reformer un réseau d’observateurs et l’animer
  • Premières prospections

Description des actions : Sensibilisation des acteurs

  • Prise de contact avec des futurs agriculteurs (lycées agricoles, MFR…), agriculteurs engagés (MAE en ZPS, Inpact…), Chambre d’agriculture, Syndicats interprofessionnels viticoles (Cognac, Vin de Loire) et échange sur la mise en place d’actions.
  • Mise en lien avec le programme Agrifaune en partenariat avec les Fédérations départementales des chasseurs et l’ONCFS
  • Travail sur l’adaptation du cahier des charges de certaines mesures agri-environnementales en faveur des plantes messicoles.
  • Rédaction de communiqués de presses et d’articles associatifs
  • Réactualisation de la plaquette sur les messicoles éditée en 2010 par PCN
  • Sensibilisation auprès du grand public

 Vous pouvez retrouver ci-dessous une vidéo, réalisée par l’équipe de Vienne Nature, présentant les messicoles en Poitou-Charentes

 

  • Phase 2 (2019) : Objectifs : Inventaire des plantes messicoles / Suivis d’un réseau de parcelles à forts enjeux / sensibilisation des acteurs du secteur

                Préparation de la restitution prévue en phase 3

Description des actions : fin de l’Inventaire des mailles et début des suivis des parcelles prioritaires

  • Suite des inventaires réalisés en phase 1
  • Suivis de parcelles à forts enjeux
  • Collecte de données ponctuelles par les bénévoles (en particulier sur certaines espèces cibles)
  • Réunions de travail/concertation au sujet de la restitution :
    • Choix du format le plus adapté
    • Public ciblé
    • Moyens de diffusion

Description des actions : Sensibilisation des acteurs

  • Formation/sensibilisation auprès des futurs agriculteurs (lycées agricoles, MFR…), agriculteurs engagés (MAE en ZPS, Inpact…), Chambre d’agriculture, Syndicats interprofessionnels viticoles (Cognac, Vin de Loire).
  • Porter à connaissance auprès des exploitants de la présence d’espèces à enjeux.
  • Mise en lien avec le programme Agrifaune en partenariat avec les Fédération départementale des chasseurs et l’ONCFS
  • Information sur le label végétal local et vraies messicoles auprès des collectivités territoriales pour mise en application sur de nouvelles parcelles

Description des actions : Mise en place d’action de conservation in situ

  • Travail en collaboration avec le Conservatoire Régional d’Espaces Naturels de Poitou-Charentes
  • Travail en collaboration avec des agriculteurs volontaires

 

  • Phase 3 (2020)

Objectifs : Mise en place de suivis de sites prioritaires / actions de conservations en collaboration avec le CBNSA et le CREN Poitou-Charentes

Description des actions : suivis de sites prioritaires

  • Maintien du Suivi des parcelles présélectionnées en phase 2 et si possible ajout de nouvelles parcelles à suivre

Description des actions : Mise en place d’action de conservation in situ

  • Travail en collaboration avec le Conservatoire Régional d’Espaces Naturels de Poitou-Charentes
  • Travail avec un réseau d’agriculteurs volontaires

 

                     Restitution / Diffusion des résultats

Description des actions : Fin des inventaires, analyses et interprétation des résultats, rédaction du document final, journées techniques, support d’informations

 

  • Prospections de sites/stations complémentaires
  • Réalisation de supports d’information :
  • plaquettes ou posters
  • article clé en main pour diffusion sur les sites internet des collectivités ou dans les bulletins municipaux
  • Sensibilisation du public
  • Sensibilisation du grand public : sensibilisation aux rôles des plantes messicoles / Animations grand public.
  1. Indicateurs d’évaluation – Phase 1

  • Elaboration d’une méthodologie d’inventaire
  • 2000 données récoltées notamment sur les espèces à enjeux
  • Cartographie des secteurs à forte densité et forts enjeux en messicoles
  • 1 formation de reconnaissance des plantes messicoles par département pour les bénévoles ainsi qu’une formation régionale
  • 1 plaquette : actualisation et réimpression de la plaquette PCN
  • 1 article de presse et 1 article de revue associative par département
  • 1 animation grand public par département
  1. Partenaires techniques du projet

  • Conservatoire Botanique National Sud-Atlantique
  • Conservatoire d’Espaces Naturels de Poitou-Charentes
  • Syndicats interprofessionnels du Cognac et autres syndicats viticoles
  • Botanistes locaux
  • Réseau Inpact (Agrobio, CIVAM…)
  • Chambre d’agriculture
  • Lycées agricoles et MFR
  • Associations portant les MAE sur les ZPS
  • Fédérations Départementales des Chasseurs / Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
  • DREAL
  • DDT

 

Programme soutenu financièrement par :

Conférence 2017 – « La prodigieuse vie des sols »

Conférence 2017 – « La prodigieuse vie des sols »

 

Poitou-Charentes Nature a organisé le 30 octobre 2017, dans le cadre du 33e Festival International du Film Ornithologique de Ménigoute et avec le soutien du Conseil Régional Nouvelle-Aquitaine, une conférence-débat : « La prodigieuse vie des sols ».

Cette conférence a été enregistrée par RCF Poitou et est accessible en podcast :

Ecouter ici la première partie de la conférence.
Ecouter ici la deuxième partie de la conférence.

Le sol, milieu vivant, renferme plusieurs centaines d’espèces de taille et de forme variées qui restent largement méconnues.

Le rôle du sol en tant que réservoir de biodiversité est aujourd’hui bien reconnu.

C’est donc peu dire que la préservation de la biodiversité du sol est un enjeu agroécologique majeur pour une agriculture performante et durable.

 

Ces différents points ont été traités lors de deux parties : la première sous forme de conférence, et la deuxième sous forme de débat.

Est intervenue pour la première partie :

Madame Nathalie CASSAGNE, enseignant-chercheur à l’Ecole Supérieure d’Agriculture d’Angers.

Vous pouvez retrouver ici son exposé

Sont intervenus pour la deuxième partie :

Monsieur Jean-Claude BEVILLARD, copilote du Pôle Agriculture de FNE.

Monsieur Jean-Luc FORT, Chambre Régionale d’Agriculture.

Monsieur Pierre-Marie MOREAU, coordinateur de Terre de liens Poitou-Charentes.

 

Atlas des amphibiens et reptiles de Poitou-Charentes

Atlas des amphibiens et reptiles de Poitou-Charentes

Formation Bocage des Antonins (Bruno FILLON – PCN)

1.     Présentation du projet, du contexte et des objectifs

En 2002, Poitou-Charentes Nature et son réseau d’associations de protection de la nature publiaient l’Atlas préliminaire des Amphibiens et des Reptiles du Poitou-Charentes (téléchargeable). Cet atlas, couvrant la période 1990-2000, avait permis d’élaborer le premier état des connaissances régional concernant ces 2 groupes de vertébrés : 22 taxons d’amphibiens et 15 de reptiles.

L’objectif du projet actuel est de publier l’atlas de répartition des amphibiens et reptiles du Poitou-Charentes 20 ans après l’atlas préliminaire. Cette nouvelle enquête permettra de faire un bilan sur le statut de ces espèces, qui sont parmi les plus menacés en France et en Europe. En effet, en dépit de la protection réglementaire dont bénéficient ces espèces sur le territoire national, la situation de nombre d’entre elles demeure préoccupante et le Poitou-Charentes n’échappe pas à la règle. Notre région porte notamment une grande responsabilité pour des espèces considérées comme vulnérables (Lézard ocellé, Sonneur à ventre jaune et Pélobate cultripède) ou quasi-menacées (Cistude d’Europe, Grenouille verte de Perez et Grenouille verte de Lessona) en France (Liste rouge des espèces menacées en France). Pour autant, la destruction des zones humides, le comblement des mares, l’urbanisation, la dégradation des zones bocagères, etc. sont des menaces qui affectent l’ensemble des reptiles et des amphibiens de notre région, même celles considérées encore hier comme les plus communes (Crapaud épineux, Vipère aspic).

Lors du programme de 2000, un grand nombre de naturalistes locaux avait été formés. Cet atlas préliminaire avait permis de lancer une dynamique importante au sein des bénévoles des associations. Aujourd’hui, même si de nouvelles sessions de formation seront proposées pour mobiliser de nouvelles personnes, les associations sont dans la capacité de mobiliser un grand nombre de naturalistes pour la réalisation de cette enquête. De plus, depuis 2000, de nombreux programmes d’étude, d’inventaire et de suivi ont été menés au niveau régional permettant d’avoir une meilleure connaissance sur la répartition et le statut des reptiles et des amphibiens en Poitou-Charentes.

L’atlas des reptiles et des amphibiens du Limousin est en cours de réalisation, celui de l’Aquitaine est très récent (2014), par conséquent, ce projet permettrait le publier d’ici 2020 le premier atlas de la future grande région, ainsi que des propositions d’action de conservation pour les espèces les plus menacées.

Les objectifs opérationnels de ce projet sont donc :

  • Mettre en place un réseau d’observateurs ;
  • Faire un bilan sur la répartition des amphibiens et des reptiles dans la région ;
  • Actualiser le statut de conservation des espèces,
  • Contribuer à la conservation des espèces.

2.     Description des actions

2.1.      Phase 1 (2017)
  • Description de la méthodologie
  • Validation de la méthodologie en CSRPN
  • Lancer et animer la démarche auprès des bénévoles
  • Mise en place d’un réseau d’observateurs au sein des associations départementales
  • Organiser des sessions de formations pour mobiliser de nouveaux naturalistes
  • Réaliser des prospections
  • Actions de sensibilisation du grand public (diaporama, sorties)
  • Réflexion sur des actions de médiation (SOS reptile)
  • Information du public (plaquette)
2.2.      Phase 2 (2018)
  • Animation du réseau d’observateurs au sein des associations départementales
  • Organiser des sessions de formations pour mobiliser de nouveaux naturalistes
  • Réaliser des prospections
  • Actions de sensibilisation du grand public (diaporama, sorties)
  • Suivis complémentaires sur espèces ciblées
  • Publication plaquette
  • Objectifs : collecter 6 000 données pour la région, réaliser 8 formations départementales  et 1 formation régionale ainsi que 2 actions grand public par département
2.3.      Phase 3 (2019)
  • Animation du réseau d’observateurs au sein des associations départementales
  • Organiser des sessions de formations pour mobiliser de nouveaux naturalistes
  • Réaliser des prospections
  • Actions de sensibilisation du grand public (diaporama, sorties)
  • Suivi espèces sur mailles expérimentales
  • Propositions d’actions de conservation

3.     Partenaires techniques

  • Agence Régionale de la Biodiversité (ARB)
  • Muséum National d’Histoire Naturelle de La Rochelle (MHNLR)
  • Conservatoire d’Espaces Naturels Poitou-Charentes (CREN)
  • Société herpétologique de France (SHF)
  • CNRS de Chizé
  • PNR du Marais Poitevin
  • CNRS – Pélagis
  • GMHL (Limousin)
  • Cistude Nature
  • Groupe Herpétologiste des Pays de la Loire

 

4.     Partenaires financiers

Grand rhinolophe et Trame verte bocagère

Grand rhinolophe et Trame verte bocagère

Grand rhinolophe et Trame verte bocagère : étude des facteurs environnementaux influant sur la dynamique des populations

1.     Présentation du projet, du contexte et des objectifs

Le Grand rhinolophe Rhinolophus ferrumequinum est une des espèces anthropophiles les plus menacées mais aussi une des plus étudiées dans le monde (Flanders & Jones, 2009). Présent à travers tout le paléarctique, de l’Atlantique au Pacifique, et bien que classé par l’UICN dans la catégorie « Préoccupation mineure » au niveau mondial (UICN, 2008), ses populations sont en déclin prononcé dans de nombreux pays (Arthur & Lemaire, 2009). En Europe, sa situation est préoccupante, tout du moins au nord de son aire de répartition (Arthur & Lemaire, 2009). Le Grand rhinolophe est par exemple aujourd’hui considéré comme presque éteint dans une grande partie de la Belgique (moins de 200 individus), du Luxembourg (moins de 300 individus) (Arthur & Lemaire, 2009) et de l’Allemagne septentrionale (Aulagnier et al., 2010). Il figure ainsi aux annexes II et IV de la directive « Habitat-Faune-Flore » de 1992 et est classé « Quasi-menacée » selon les Listes rouges des mammifères menacés en Europe comme en France (UICN France et al., 2009).

Les effectifs de cette espèce en France se sont dramatiquement réduits au cours du XXème siècle, surtout au nord, mais aussi dans le centre de la France (Godineau & Pain, 2007), atteignant même le seuil d’extinction en Alsace. En revanche, l’ouest de la France (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Centre, Aquitaine) regroupe 46 % des effectifs hivernaux et 37 % des effectifs estivaux (SFEPM, 2014).

Le Poitou-Charentes accueille la 4ème population hibernante de Grand Rhinolophe en France avec environ 7 000 individus, et la 10ème population estivale avec environ 2 000 individus (SFEPM, 2014).

La région porte ainsi une responsabilité particulière quant à sa conservation à l’échelle nationale.

En hiver, l’espèce fréquente essentiellement les cavités souterraines, naturelles (grottes, gouffres, etc.) ou artificielles (anciennes carrières d’extraction de matériaux, caves, etc.). Ces sites d’hibernation, dont certains sont suivis depuis 30 ans, sont aujourd’hui relativement bien connus et les effectifs de Grand rhinolophe hibernants peuvent être considérés comme relativement bien estimés les années où l’ensemble des sites peuvent être comptés simultanément. A contrario, durant la période d’activité, l’espèce est anthropophile et utilise en ce sens les gîtes procurés par le patrimoine bâti (vastes combles, greniers, etc.) pour établir en été ses colonies de parturition (mise bas). A ce jour, seuls 38 gîtes de parturition sont connus dans la région, principalement dans les Deux-Sèvres (21 sites). Malgré l’aspect favorable de nombreux autres secteurs géographiques sur l’ensemble des départements de Poitou-Charentes, il est difficile, à ce jour, d’expliquer le faible nombre de colonies de parturition connues. Les Deux-Sèvres n’abritant que peu de cavités souterraines, les effectifs de Grand rhinolophe hibernants dans le département comptent moins de 400 individus répartis dans 7 sites, dont seuls 3 dépassent les 80 individus. Il apparaît donc évident que l’essentiel des effectifs qui composent les colonies de parturition de ce département hibernent dans les départements et régions limitrophes (Maine-et-Loire, Vendée, Vienne, Charente, Charente-Maritime) et peut être au-delà.

Le déséquilibre existant entre effectif hivernal et estival traduit ainsi les importantes lacunes qui subsistent quant aux connaissances sur la répartition de l’espèce au printemps et en été ainsi que sur les modalités de déplacement (corridors utilisés, phénologie, échanges entre populations, etc.). Ce déséquilibre entre les effectifs hibernants et estivants en Poitou-Charentes est également constaté dans les régions voisines (Pays-de-la-Loire, Centre, Limousin, Aquitaine), avec les mêmes proportions (moitié moins d’individus connus en été par rapport aux effectifs en hiver). Les difficultés de prospection du bâti public et privé (autorisation d’accès, contact avec les particuliers, etc.), sont une des raisons expliquant les lacunes constatées.

Ainsi, de nombreuses inconnues subsistent sur le fonctionnement des populations à l’échelle régionale voire inter-régionale, induisant potentiellement d’importants risques à long terme sur la conservation d’une des plus importantes populations de Grand rhinolophe française.

Les questions restant en suspens sont notamment : comment fonctionnent les populations et quel est leur état sanitaire ? (Quels échanges entre les différents sites pour la reproduction et l’hibernation, quels corridors sont utilisés, quels sont les impacts des ruptures (ou absence) de continuités écologiques, ceux des milieux utilisés pour la recherche alimentaire, ceux des intrants agricoles, etc.).

En effet, du fait de son vol relativement lent et papillonnant et de la faible puissance de ses émissions ultrasonores, l’espèce est dépendante des éléments paysagers linéaires tels que les haies ou lisières lors de ses déplacements (Gremillet, 1999). Elle recherche ainsi des paysages semi-ouverts bocagers, à forte diversité d’habitats, formés de boisements de feuillus, d’herbages pâturés en lisière de bois ou bordés de haies, mais également les landes, friches, vergers pâturés et jardins (Flanders & Jones, 2009). Elle pratique aussi bien la chasse active à la recherche de Lépidoptères hétérocères et de Diptères, que la chasse à l’affût, suspendue à une branche à la recherche de Coléoptères coprophages (Bensettiti & Gaudillat, 2002). L’espèce apparaît ainsi fortement liée aux agrosystèmes de polyculture-élevage. Lucifuges, les Grands rhinolophes restent également éloignés des zones urbaines ou routes éclairées (Arthur & Lemaire, 2009). Pour ces raisons, l’espèce est ainsi potentiellement fortement impactée par les produits phytosanitaires utilisés dans l’agriculture et notamment les traitements antiparasitaires administrés aux animaux d’élevage.

Tous ces facteurs influent directement sur la reproduction, la dispersion, la survie des individus et le maintien des populations de Grand rhinolophe en Poitou-Charentes. Il est aujourd’hui essentiel d’améliorer nos connaissances sur les réseaux de gîtes utilisés (hivernaux comme estivaux), à l’échelle régionale et inter-régionale, et de réaliser un état zéro de l’état sanitaire des populations.

Pour tenter d’apporter les premiers éléments de réponses à ces nombreuses questions qui subsistent sur le fonctionnement des populations à l’échelle régionale voire inter-régionale, il est prévu de :

  • Réaliser des phases d’échantillonnages pour effectuer des analyses génétiques (à partir de prélèvements de patagium) afin de mieux identifier et localiser les différentes populations présentes sur le territoire ;
  • Marquer certains individus à l’aide de transpondeurs afin d’affiner la connaissance sur les échanges, notamment entres les sites hivernaux et de parturitions ;
  • Réaliser des analyses écotoxicologiques à partir de prélèvements sanguins en ciblant les familles de polluants présentant des risques potentiellement importants pour cette espèce.

Au cours des trois années du projet, il est prévu d’échantillonner les sites majeurs accueillant les Grands rhinolophes dans la région (colonies de parturition, sites d’hibernation, sites de transit). Concernant les colonies de parturition, les captures seront réalisées en dehors de la période de dépendance des juvéniles (à adapter en fonction de la phénologie des espèces visées et des conditions météorologiques annuelles pouvant avoir un impact sur la période de mise-bas). De même, la fin de période de gestation sera proscrite.

Sur ces sites majeurs seront réalisés l’ensemble des prélèvements biologiques, patagium et sang, nécessaire aux analyses génétiques et écotoxicologiques. Concernant les échanges inter-populationnels et saisonniers, une partie des individus capturés seront également marqués par transpondeurs. En effet, les Rhinolophes étant des espèces extrêmement sensibles au baguage et la technologie GPS n’étant pas suffisamment miniaturisée pour les microchiroptères, il est prévu de marquer les individus par le biais de puces électroniques de type vétérinaires implantées sous la peau. Cette technique, sans risque pour la santé des animaux, suppose un effort de contrôle important par la suite. Ces contrôles seront opérés tout au long de l’année à l’aide d’un détecteur à main lors des comptages menés en période hivernale, puis à l’aide de portiques automatiques qui seront installés aux entrées des gîtes de parturition et de transit.

Comme présenté précédemment, de par ses particularités biologiques et ses exigences écologiques, l’espèce apparaît assez logiquement comme un excellent indicateur de la trame verte bocagère constitutive du réseau « Trame Verte et Bleue » (TVB), mais également comme un indicateur de la qualité du milieu, clef d’entrée essentielle auprès du monde agricole avec lequel des actions de sensibilisations seront menées dans le cadre de ce programme.

Si, comme nous le supposons, il existe d’importants échanges au sein des populations de la région mais aussi à l’échelle inter-régionale, il est essentiel de caractériser les corridors utilisés et de les conserver. Des travaux de modélisation spatiale de l’occupation du territoire par le Grand rhinolophe ont déjà été réalisés en Deux-Sèvres (Pinaud & Le Guen, 2015) et à l’échelle régionale (Aubouin, 2013). Mais l’hétérogénéité des données cartographiques disponibles à l’échelle régionale (notamment le niveau de détail de la BD Topo de l’IGN) et le trop faible nombre de colonies de parturition connues ne permettent pas aujourd’hui d’exploiter de façon robuste ces résultats. 

L’amélioration des connaissances sur la répartition du Grand rhinolophe en Poitou-Charentes, la caractérisation des populations présentes, leurs échanges et leur état sanitaire constituent la priorité absolue quant à la conservation de l’espèce. Ce programme se veut également être un support pour les régions limitrophes, notamment l’Aquitaine pour qui la conservation de l’espèce est aussi une priorité (2ème population hibernante de France et 5ème population estivale).

C’est fort de l’expérience du programme mené sur les chauves-souris anthropophiles (2013-2015), et notamment des différentes techniques de prospection mises en œuvre (porte à porte, capture et télémétrie, écoutes ultrasonores, etc.), mais aussi de l’importante dynamique initiée auprès du grand public et des partenaires institutionnels (animation du Plan Régional d’Actions en faveur des Chiroptères, sorties, conférences, articles de presse, émissions de radio, animation de l’opération « Refuge pour les chauves-souris », etc.), que le Groupe Chiroptères de Poitou-Charentes Nature propose ce nouveau contrat d’objectif régional.

Un tel projet vise également à répondre aux exigences du Plan Régional d’Actions en faveur des Chiroptères (déclinaison régionale du Plan d’Action National), puisqu’il concerne 6 fiches actions du Plan :

  • « Prospecter les bâtiments » – Priorité 2 ;
  • « Valoriser la présence de Chauves-souris dans les bâtiments » – Priorité 3 ;
  • « Suivre les principales colonies de mise-bas » – Priorité 1 ;
  • « Rechercher de nouvelles colonies de mise-bas » – Priorité 1 ;
  • « Sensibiliser le monde agricole aux chauves-souris et le mobiliser pour leur préservation » – Priorité 2 ;
  • « Maintenir et développer le réseau SOS Chauves-souris » – Priorité 1 ;

NOTA : L’ensemble des analyses génétiques et écotoxicologiques, ainsi que la pose de transpondeurs se réalisera en partenariat étroit avec l’Université de Lyon 1 Claude Bernard qui porte actuellement un projet national sur les Chiroptères cavernicoles (projet Ecofect).

OBJECTIFS :

  • Connaissances des populations :
  • Recherche et localisation des colonies de mise bas ;
  • Etat des lieux des effectifs hivernants et tendances évolutives ;
  • Caractérisation des populations (identification des noyaux de population par prélèvements génétiques) ;
  • Etat sanitaire des populations (analyses écotoxicologiques).
  • Conservation des réseaux de gîtes et des connexions :
  • Identifier les connexions, les zones de fragmentation et les points noirs ;
  • Caractériser les échanges inter-sites (transpondage) ;
  • Initier un partenariat avec la profession agricole (Chambre régionale et chambres départementales d’agriculture, réseau InPACT) ;
  • Poursuivre le partenariat entre les Collectivités locales et territoriales, les services de l’Etat, les CAUE, les APNE et les propriétaires privés volontaires ;
  • Informer et sensibiliser le grand public ;
  • Impliquer les propriétaires privés ou institutionnels dans la sauvegarde des chauves-souris en développant l’opération « Refuge pour les chauves-souris » ;
  • Renforcer le réseau SOS chauves-souris.

2.     Description des actions

2.1.      Phase 1 (2016)
  • Repérer l’ensemble des cavités souterraines, naturelles et artificielles afin d’organiser des comptages hivernaux simultanés à l’échelle régionale ;
  • Échantillonner 10 sites d’importance dans la région (5 sites hivernaux et 5 sites estivaux) à raison de 50 prélèvements par site, soit 500 prélèvements par an ;
  • Transponder 500 individus ;
  • Poursuivre la déclinaison à l’échelle régionale de l’opération « Refuges pour les chauves-souris » ;
  • Réaliser des animations (conférences et sorties nocturnes à la découverte des chauves-souris) sur des communes cibles ;
  • Réaliser des animations auprès de la profession agricole ;
  • Renforcer le réseau SOS chauves-souris (articles de presse et émissions de radio) ;
  • Diffuser des plaquettes d’information sur les chauves-souris, notamment auprès des professionnels du bâtiment et de la profession agricole ;
  • Réaliser une plaquette sur le Grand rhinolophe ;
  • Former les bénévoles.
2.2.      Phase 2 (2017)
  • Prospecter l’ensemble des cavités souterraines, naturelles et artificielles en hiver, lors de comptages simultanés à l’échelle régionale ;
  • Échantillonner 10 sites d’importance dans la région (5 sites hivernaux et 5 sites estivaux) à raison de 50 prélèvements par site, soit 500 prélèvements par an ;
  • Poursuivre la déclinaison à l’échelle régionale de l’opération « Refuges pour les chauves-souris » ;
  • Réaliser des animations auprès de la profession agricole ;
  • Renforcer le réseau SOS chauves-souris (articles de presse et émissions de radio) ;
  • Diffuser des plaquettes d’information sur les chauves-souris, notamment auprès des professionnels du bâtiment et de la profession agricole ;
  • Former les bénévoles.
2.3.      Phase 3 (2018)
  • Prospecter l’ensemble des cavités souterraines, naturelles et artificielles en hiver, lors de comptages simultanés à l’échelle régionale ;
  • Échantillonner 10 sites d’importance dans la région (5 sites hivernaux et 5 sites estivaux) à raison de 50 prélèvements par site, soit 500 prélèvements par an ;
  • Poursuivre la déclinaison à l’échelle régionale de l’opération « Refuges pour les chauves-souris » ;
  • Réaliser des animations (conférences et sorties nocturnes à la découverte des chauves-souris) sur des communes cibles ;
  • Réaliser des animations auprès de la profession agricole ;
  • Renforcer le réseau SOS chauves-souris (articles de presse et émissions de radio) ;
  • Diffuser des plaquettes d’information sur les chauves-souris, notamment auprès des professionnels du bâtiment et de la profession agricole ;
  • Former les bénévoles.

3.     Indicateurs d’évaluation – Phase 2

  • 100 cavités prospectées sur l’ensemble de la région (en phase 2) ;
  • 10 sites majeurs (hivernaux et estivaux) échantillonnés sur l’ensemble de la région chaque année ;
  • 500 individus transpondés (500 par an) ;
  • 25 refuges créés pour les chauves-souris (5 par structure par an) ;
  • 8 interventions auprès de la profession agricole (2 par département et par an) ;

4.     Partenaires techniques

  • CAUE
  • STAP
  • DRAC
  • CRA & CDA
  • Réseau InPACT
  • SFEPM
  • Comité régional de spéléologie
  • Université de Lyon 1 Claude Bernard

Retrouver ici la note de synthèse pour l’année 2016

 

5.     Partenaires financiers

 

Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Floristique et Faunistique (ZNIEFF)

Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Floristique et Faunistique (ZNIEFF)

Eresus kollari (Ile d’Oléron, 17) – F.Doré/DSNE

1.     Présentation du projet, du contexte et des objectifs

Les ZNIEFF (Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistiques et Floristiques), représentent un outil d’aide à la décision important pour les territoires. L’inventaire des ZNIEFF contribue à une meilleure connaissance du patrimoine naturel national et à sa prise en compte dans les documents d’urbanisme et de planification ou dans les projets d’équipement et d’aménagement.

Une première actualisation des ZNIEFF Poitou-Charentes a été réalisée entre 1996 et 2004 avec comme secrétaire scientifique la LPO France, depuis les phases d’inventaires jusqu’aux saisies informatiques. Le muséum national d’histoire naturelle (MNHN) a validé l’inventaire ZNIEFF modernisé en région Poitou-Charentes en décembre 2008.

La région compte donc 647 ZNIEFF de 2ème génération en décembre 2008, soit 20,5 % du territoire:

  • 588 de type I pour une surface de 224 900 ha ;
  • 59 de type II pour une surface de 461 900 ha.

Aujourd’hui, la mise à jour de l’inventaire ZNIEFF de Poitou-Charentes est de nouveau nécessaire et possible pour plusieurs motifs :

  • Les ZNIEFF sont en proportion inégale sur l’ensemble du territoire avec une insuffisance dans les départements de la Vienne et des Deux Sèvres ;
  • Depuis une dizaine d’années, le nombre de données naturalistes a considérablement augmenté grâce notamment aux dynamiques d’atlas régionaux et départementaux, aux expertises de sites à fort intérêt biologique et aux études sur différents milieux (pelouses, landes, carrières, etc.).

Cette base de données permet d’envisager une actualisation des listes d’espèces déterminantes basée sur de meilleures connaissances des répartitions et de l’écologie des espèces.

  • Certaines ZNIEFF de types 1 et 2 sont anciennes ou ont subi différentes pressions depuis leur validation. Les périmètres doivent être actualisés, de même que la classification en type 1 ou 2.
  • Répondre aux objectifs de certaines fiches actions des PRA en Poitou-Charentes, notamment Odonates et Chiroptères.

Dans ce contexte, Poitou-Charentes Nature propose d’animer et de  coordonner le travail d’études et de mise à jour des ZNIEFF avec différents partenaires, à savoir :

  • La LPO France pour la coordination scientifique faune ;
  • Le CBNSA pour la coordination scientifique flore ;
  • Charente Nature, NE17, LPO, DSNE, GODS, LPO Vienne, Vienne Nature, pour la réalisation des compléments et les propositions de nouvelles ZNIEFF.

Les objectifs opérationnels du projet sont donc de :

  • Actualiser la liste des espèces déterminantes du Poitou-Charentes ;
  • Réaliser des compléments d’inventaires faune et flore sur les ZNIEFF existantes ;
  • Proposer de nouvelles ZNIEFF.

Le projet s’organise en 3 phases (3 années). La première ayant débutée en 2015 pour l’actualisation des déterminantes et des ZNIEFF existantes. Les phases 2 et 3 prévues respectivement en 2016 et 2017 seront consacrées à la définition de nouvelles ZNIEFF et aux étapes d’édition et de validation.

2.     Description des actions

2.1.    Actions engagées en 2015 – Phase 1

L’année 2015 permettra de lancer le projet et de définir notamment la méthodologie et les critères d’actualisation des ZNIEFF, les priorités, ainsi que le calendrier d’action, qui devrait se dérouler au moins sur trois ans.

Moyens mis en œuvre :

  • Réunions et échanges mails afin d’actualiser les listes d’espèces déterminantes
  • Ciblage des priorités pour la hiérarchisation d’actualisation et l’élaboration de nouvelles ZNIEFF (grille)
  • Réalisation d’une méta-analyse pour de grandes entités comme sur les bocages du Massif armoricain et de la Charente limousine.

Le programme se poursuit en 2016 et 2017

3.     Partenaires financiers

Que se trame-t-il en Poitou-Charentes ?

Que se trame-t-il en Poitou-Charentes ?

Programme pédagogique de vulgarisation du concept de trame verte, bleue et noire

1.     Présentation du projet, du contexte et des objectifs

Profitant de la dynamique de ces dernières années, les animateurs des associations adhérentes de Poitou-Charentes Nature souhaitent continuer à travailler ensemble autour d’un projet fédérateur et régional. Le but est de mutualiser les connaissances et les compétences de chaque structure afin de construire un programme et des outils pédagogiques communs.

Par ailleurs, les associations de protection de la nature et de l‘environnement sont sollicitées par quelques municipalités afin d’intervenir sur des missions naturalistes (inventaire, aménagement…) dans le cadre de l’appel à projet Trame Verte et Bleue de la région Poitou-Charentes. Nous souhaitons accompagner ces actions par des interventions d’éducation à l’environnement afin de vulgariser et de rendre accessibles les notions liées à ce sujet complexe.

Pour cela, nous utiliserons l’entrée interventions scolaires : écoles primaires, collèges et lycées. Le fait de sensibiliser les enfants permet de toucher de manière indirecte leurs parents par retour d’expérience. D’ailleurs, nous souhaitons favoriser ces échanges entre enfants et parents par la mise en place d’une dernière séance de restitution où les parents sont invités. 

Objectifs :

  • Faire découvrir la biodiversité aux élèves autour de l’établissement scolaire.
  • Permettre aux élèves de comprendre et connaitre les définitions de corridor écologique et d’îlot de biodiversité.
  • Appréhender les besoins vitaux et les exigences en termes de déplacements de quelques espèces.
  • Rendre les enfants acteurs par la mise en place d’au moins une action concrète favorable à la TVBN.

Présentation de la structuration du programme pédagogique :

Pour permettre une réelle dynamique de projet, ce programme se structure en plusieurs actions :

  • Découverte par le biais d’un inventaire participatif ;
  • Approfondissement grâce aux animations des différentes structures adhérentes de Poitou-Charentes Nature appuyées par une maquette pédagogique ;
  • Actions concrètes favorables à la TVBN ;
  • Valorisation des réalisations des enfants.

2.     Description des actions

2.1.      Action 1 : Construction et préparation du programme pédagogique

Lors d’une réunion de concertation entre les différents animateurs, la thématique de la Trame Verte Bleue mais également Noire a été retenue comme thématique de travail commune. Une première trame de déroulement du programme pédagogique a vu le jour (décrite dans le tableau ci-après). Nous devons dans un premier temps, perfectionner cette trame, c’est-à-dire établir des fiches pédagogiques pour chaque séance décrivant le déroulement avec un timing précis et les supports pédagogiques utilisés. En parallèle, nous devons enrichir nos connaissances sur cette thématique, soit en autoformation soit en formation commune par le biais d’échanges de savoirs. Pour cela, nous mettrons en place une plate-forme numérique d’échange type Agora project http://www.agora-project.net/. Nous nous appuierons sur des ressources techniques telles que les fiches d’informations communales TVB éditées par la Région et l’ORE mais aussi les cartographies et espèces cibles déterminées dans le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE).

Nous nous retrouverons également lors de réunions pour échanger et/ou se former sur ce sujet à l’aide de l’expérience de chacun mais plus particulièrement celle de Charente Nature qui expérimente cette thématique avec l’appui du CDDP de Charente.

Nous mutualiserons nos compétences et nos moyens pour réaliser les supports pédagogiques dont la maquette. Ces réalisations sont essentielles pour faciliter la vulgarisation et la compréhension des notions complexes par les enfants mais elles prennent beaucoup de temps à concevoir et à réaliser.

2.2.      Action 2 : Déroulement prévisionnel du programme pédagogique

Pour contribuer à la participation active des enfants et des enseignants, nous leur demandons de travailler au préalable et entre les séances sur des notions spécifiques (en grisé dans le tableau).

Nous souhaitons un réel contact entre les enfants et leur environnement, c’est pourquoi nous privilégions les séances en extérieur.

 

Déroulement du programme pédagogique sur une année scolaire :

 

Préambule Travail sur carte / paysage avec les élèves
Séance 1 / sept

(extérieur)

Immersion

Etat des lieux biodiversité

Lecture de paysage

Inter séance Identifier des indices de présence des espèces
Séance 2 / oct

(extérieur et/ou intérieur)

Identifier quelques espèces présentes sur la commune en mettant en évidence leurs besoins vitaux
Inter séance Connaître les exigences écologiques des espèces ciblées.
Séance 3 / hiver

(intérieur)

Travail en groupe sur la maquette
Inter séance Ecrire au maire pour lui proposer de réaliser un aménagement sur la commune qui favorise la circulation des espèces
Séance 4 / printemps

(extérieur et/ou intérieur)

Mise en place d’une action concrète au sein de l’école
Inter séance Préparation de la dernière séance
Séance 5 / juin

(intérieur et extérieur)

Séance de clôture avec les parents en soirée

Un point presse régional à la rentrée scolaire 2017 permettra le lancement de l’action pédagogique. Nous  contacterons régulièrement la presse pour valoriser le programme et les actions des élèves.

3.     Indicateurs d’évaluation – Phase 2

L’implication des élèves et des enseignants sera le premier indicateur d’évaluation. Par ailleurs, nous demanderons aux enseignants de compléter une fiche d’évaluation. Les nouvelles connaissances des enfants seront évaluées par le biais de jeux d’évaluation. La dernière séance nous permettra de mesurer l’impact de ce programme sur les familles dont sont issues les élèves : leur curiosité, le partage ou non de leurs expériences (inventaire, maquette, construction…).

  • Nombre de classes selon les niveaux sollicités pour chaque année du projet :
Vienne Nature LPO Vienne DSNE GODS NE 17 LPO 17 Charente Nature
Nombre de classes cycle 3 (5 séances) 4 4 4 4 4 4 4
Nombre de classes en collège (3 séances) 1 1 1 1 1 1 1
Nombre de classes en lycée (3 séances) 1 1 1 1 1 1 1
Nombre de classes par structure 6

soit 26 séances

6

soit 26 séances

6

soit 26 séances

6

soit 26 séances

6

soit 26 séances

6

soit 26 séances

6

soit 26 séances

 

  • Rédaction d’articles de presse (minimum 2 par association) et d’articles dans les revues associatives (1 article par association).

Une collection de posters sera mise en place, nous établirons une charte graphique commune. Chaque département aura un fond de poster commun ensuite complété par les photos, les réalisations des élèves de chaque école. Le but serait d’établir un puzzle de posters reconstituant la région Poitou-Charentes avec des liens (trames) entre chaque département.

4.     Partenaires techniques

  • Conseil Régional
  • GRAINE Poitou-Charentes
  • ORE
  • DREAL
  • Services de l’académie de Poitiers
  • Techniciens et cartographes des associations de Poitou-Charentes Nature

5.     Partenaires financiers