Espèces animales et végétales déterminantes

Espèces animales et végétales déterminantes

Dans le cadre du programme de mise à jour des ZNIEFF de Poitou-Charentes qui a débuté en 2015, de nombreuses listes d’espèces animales déterminantes ont été actualisées.

 

Vous trouverez ci-dessous les listes d’espèces animales déterminantes élaborées en 2018 et les listes d’espèces végétales déterminantes réalisées en 2001.

 

Liste rouge des Mammifères du Poitou-Charentes

La Liste rouge des mammifères du Poitou-Charentes porte sur 96 espèces sauvages, dont 73 mammifères terrestres et 23 mammifères marins. Parmi ces espèces, 24 taxons n’ont pas pu être évalués (NA). Il s’agit notamment de 6 espèces introduites (NA(a)) et de 18 espèces erratiques (NA(b)) dont la plupart sont des mammifères marins en ce qui concerne ce dernier critère. Trois espèces introduites après s’être échappées de captivité n’ont pas été prises en compte dans l’évaluation. Il s’agit du Wallaby de Bennett, du Chien viverrin et du Daim européen.
L’évaluation des mammifères terrestres s’est appuyée sur la sollicitation d’un comité d’experts composé de 10 personnes représentant 6 structures (associations de protection de la nature, ONCFS). En ce qui concerne les mammifères marins (Cétacés et Pinnipèdes), l’évaluation a été confiée à l’Observatoire PELAGIS de la Rochelle, qui collecte les données issues des observations éparses en mer, des campagnes halieutiques de l’IFREMER et du réseau national d’échouage depuis de nombreuses années.
La liste établie a été labellisée par l’UICN le 14 décembre 2016 et validée par le CSRPN le 16 décembre 2016.

Coordination de la liste Mammifères : Vienne Nature

Pour télécharger la Liste rouge des Mammifères du Poitou-Charentes

L’ensemble de ce programme est soutenu financièrement par :
− La Région Nouvelle-Aquitaine
− La Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Nouvelle-Aquitaine
− L’Union Européenne (fonds FEDER)

 

 

 
Organisation des deuxièmes rencontres naturalistes régionales

Organisation des deuxièmes rencontres naturalistes régionales

1.     Présentation du projet, du contexte et des objectifs

Depuis plus de 30 ans, les associations de protection de la nature des départements de l’ex région Poitou-Charentes réalisent, sous l’égide de Poitou-Charentes Nature, de nombreuses enquêtes naturalistes sur des thèmes et des approches variés : mammalogie, avifaune, herpétologie, entomologie, botanique, atlas, études de milieux, listes rouges …

Toutes ces enquêtes ne sont réalisables que grâce à un important réseau de naturalistes bénévoles actifs dans notre région. Ces projets sont le plus souvent valorisés par la publication d’ouvrages et/ ou de rapport sans qu’il y ait d’autres restitutions ou valorisation auprès de nos bénévoles, de nos financeurs et de nos partenaires techniques.

Les premières rencontres naturalistes du Poitou-Charentes organisées en février 2017 ont connu un succès remarquable, avec près de 300 participants, l’ensemble des partenaires présents ayant fait part de leur intérêt.

C’est la raison pour laquelle, nous proposons d’organiser une deuxième édition des rencontres naturalistes du Poitou-Charentes, avec des interventions de partenaires de l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine.
Cette édition se déroulera les 15 et 16 février 2019 au Lycée Agricole de MELLE (79).

Le public visé serait donc le même : bénévoles des associations, mais également les services techniques des collectivités, d’associations, les financeurs et nos partenaires techniques.

 

Les objectifs de ces rencontres seront de :

–          Reconduire l’événementiel permettant aux naturalistes de la région de se rencontrer et de renforcer les liens qui existent au sein du réseau ;

–          Valoriser le travail des naturalistes régionaux de PCN et de ses associations, des partenaires locaux (CREN, CBNSA, Fédérations de pêche, bureaux d’études, Conseils départementaux, collectivités locales…), ainsi que d’autres associations naturalistes de Nouvelle-Aquitaine, permettant de consolider les liens qui se tissent au sein de FNE Nouvelle-Aquitaine.

 

En second plan, d’autres objectifs sont visés via l’organisation de ces rencontres :

–          Développer la communication et la valorisation interne comme externe des travaux de PCN et de ses associations ;

–          Faire le point sur des études, enquêtes, découvertes, actions de conservation.

 

2.     Description des actions

Ces rencontres naturalistes seront renouvelées sur deux journées, ce choix ayant été judicieux pour les premières rencontres : un vendredi et un samedi. Le vendredi permet aux techniciens, financeurs, etc. de participer sur leur temps de travail. Le samedi s’adresse plus particulièrement aux bénévoles, souvent disponibles le week-end uniquement.

 

Les dates et le programme précis de ces deux journées ont été définis via des réunions de préparation qui ont débuté en début d’année 2018. Les options retenues lors des premières rencontres ont été reconduites suite au succès qu’elles ont connu : présentations, tables rondes, ateliers de découverte ; d’autres sont à examiner, tel la diffusion de documentaires/reportages… Des thématiques seront définies par journée ou demi-journée en fonction des objectifs et du public ciblé.

 

Pour cette deuxième édition, comme cela était envisagé lors de l’élaboration de la première édition,  l’objectif est d’ouvrir des temps de présentations aux partenaires techniques pour la présentation d’études sur la biodiversité.

 

A l’issue des rencontres, les supports de présentation ainsi qu’un bilan seront diffusés à l’ensemble des participants. Cette diffusion se fera via le site internet de Poitou-Charentes Nature.

 

Du point de vue logistique, la coordination se chargera de trouver le lieu d’accueil et d’organiser les repas (avec produits biologiques et locaux, dans la mesure du possible).

3.     Indicateurs d’évaluation – Phase 1

  • Participation de  250 personnes minimum sur les deux jours

4.     Partenaires techniques

  • ARB Nouvelle-Aquitaine
  • ONCFS
  • CREN
  • Conservatoire du littoral
  • ONF, CRPF
  • Prom’haies en Nouvelle-Aquitaine
  • Fédérations de pêche
  • Associations naturalistes : Perennis, GEREPI
  • IFREE, GRAINE
  • CPIE
  • Universités
  • CEBC/ CNRS
  • PNR Marais Poitevin
  • Limousin Nature Environnement, GMHL
  • Cistude Nature, SEPANSO
  • FNE Nouvelle-Aquitaine

 

Ce programme est financé par :

 

La nature à notre porte

La nature à notre porte

1.     Présentation du projet, du contexte et des objectifs

Aujourd’hui, il est de plus en plus évident que notre environnement impacte directement sur notre bien-être. Plus nous pratiquons la nature, plus nous nous sentons bien. Certaines études ont même théorisé autour de ce phénomène et parlent de « syndrome de manque de nature ». C’est pourquoi il est indispensable que la nature ait une grande place dans la vie de chacun et en particulier dans la vie des plus jeunes.

En effet, la relation homme/nature se fait dès le plus jeune âge. D’après plusieurs recherches, il a été montré qu’une exposition à la nature dès la petite enfance peut influencer sur son propre attachement à l’environnement et impulser des comportements éco-citoyens.

En plus d’être bonne pour notre santé, la Nature est un lieu réel, stimulant, de socialisation et de contemplation.

C’est pourquoi nous souhaitons développer un programme régional qui s’intéresse à la biodiversité ordinaire et proche de chacun de nous afin que les habitants puissent se reconnecter à la nature. Nous voudrions pour cela utiliser les espaces verts des communes, des jardins, des parcs, les coins de nature des quartiers urbains…

Chacun pourra devenir observateur de la biodiversité de son jardin et de sa commune.

A travers différentes actions, les citoyens d’aujourd’hui et de demain seront amenés à découvrir leur biodiversité du quotidien, à se l’approprier pour mieux la protéger.

Depuis plusieurs années, nos projets régionaux sensibilisent principalement les écoles élémentaires et les collèges. Nous souhaitons aujourd’hui développer un projet d’éducation à l’environnement à l’égard de nouveaux publics : les plus jeunes (3-6 ans) et le public adulte. De plus, ce projet répondrait à une forte demande des enseignants de cycle 1 qui bénéficie de peu de projets pédagogiques d’éducation à l’environnement.

 

Ce programme se décline en deux phases :

  • Phase 1: Janvier 2018 – Août 2019

Conception du projet et des outils pédagogiques et réalisation du programme pédagogique sur une commune par structure.

  • Phase 2: Septembre 2019 – Septembre 2020

Déploiement du programme sur plusieurs communes par structure.

 

Afin de cibler le jeune public, nous utiliserons une démarche pédagogique spécifique et adaptée. Cette démarche s’appuiera sur de nombreux temps en extérieur car il est indispensable que les enfants se retrouvent dans la nature pour susciter l’émerveillement, l’observation et la découverte.

Afin de créer du lien social et impulser une dynamique local, nous souhaitons intégrer les citoyens dans notre projet (association des parents d’élèves, centres sociaux, associations locales …), en lien avec les actions menées auprès des jeunes enfants.

 

Objectifs généraux :

  • Faire découvrir la biodiversité ordinaire
  • Créer ou renforcer le lien homme/nature
  • Apprendre à respecter l’environnement 
  • Créer du lien social
  • Agir en faveur de la biodiversité

2.     Description des actions de la phase 1

2.1.      Action 1 : Conception du programme pédagogique

Les associations membres de Poitou-Charentes Nature se réuniront lors de 3 réunions régionales pour échanger et se former. Lors de ces temps nous mettrons en commun nos compétences et nos moyens, dans le but d’aboutir à un projet pédagogique régional commun. Ainsi, 5 communes et 10 classes des 4 départements picto-charentais pourront bénéficier d’animations avec des objectifs et des outils pédagogiques communs lors de cette première phase.

Durant le premier semestre 2018, nous allons concevoir le déroulement du programme pédagogique : fiches pédagogiques pour chaque séance scolaire, objectifs et description des actions citoyennes, création d’outils pédagogiques et de communication pour les scolaires et les citoyens.

Pour construire sereinement ce nouveau programme pédagogique régional, il est important que les co-constructeurs aient les mêmes pré-requis sur la connaissance de ces différents publics. C’est pourquoi il est indispensable d’établir des temps de formation communs et spécifiques.

 

Démarche :

  • Dresser un état des lieux des outils et démarches existants sur la thématique et les publics
  • Se former : plusieurs modules de formation existent et sont envisageables : Atelier du GRAINE Poitou-Charentes « Petite enfance » et Formation « Aider les citoyens à s’investir dans la préservation de la biodiversité »
  • Elaborer le programme pédagogique avec des outils communs

2.2.      Action 2 : Création d’outils pédagogiques

Des outils pédagogiques vont être créés à destination de nos deux publics.

Pour les scolaires, une malle composée de plusieurs outils sera fabriquée : puzzles, livres, contes, marionnettes, boîtes loupe …

Certains outils seront utilisés par l’éducateur à l’environnement lors des séances d’animations et une autre partie pourra être mise à disposition des enseignants et des ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles).

 

Pour le public citoyen, plusieurs outils pédagogiques vont être fabriqués ou des outils déjà existants seront mis à disposition :

  • Un jeu sur la biodiversité ordinaire : un par association
  • Un  parcours de géocaching à la découverte de la biodiversité de la commune
  • Une plaquette ou des fiches espèces « Comment accueillir la faune dans son jardin ? »

2.3.      Action 3 : Projet pédagogique auprès des scolaires

Chaque structure interviendra sur une commune de son département et sensibilisera deux classes de cycle 1.

Chaque classe bénéficiera de 4 animations en majorité en extérieur. Ces dernières permettront aux élèves d’être au contact direct avec la nature : ressentir, explorer et apprendre la nature.

Ces séances se dérouleront au cœur de l’école et/ou sur des espaces verts de la commune à travers plusieurs approches : imaginaires, sensorielles, ludiques et naturalistes.

Quelques exemples d’animations qui pourront être proposées : memory visuel, arbre mon ami, cocktail d’odeurs, chercher les petites bêtes, mini-herbier, écoute des bruits de la nature …

Lors de ces séances, les élèves découvriront et s’approprieront leur territoire, quartier, ville ou village à travers l’observation de la biodiversité.

Des conseils seront apportés aux enseignants pour travailler tout au long de l’année sur cette thématique : élevage d’insectes, fabrication d’abris, plantations, promotion des solutions au naturel pour éviter d’utiliser des pesticides …

2.4.      Action 4 : Animations citoyens

En parallèle du programme pédagogique scolaire, deux animations familles seront organisées pour impliquer les habitants dans l’observation et la préservation de la biodiversité de leur jardin et de leur commune. Ces animations seront proposées aux parents d’élèves du projet mais aussi à tous les habitants du quartier ou de la commune. Ces animations se dérouleront en concertation avec la municipalité (lieu, communication, matériel…).

C’est lors de ces animations que les différents outils citoyens seront utilisés et distribués afin de rendre les citoyens curieux et observateurs de la biodiversité qui leur est proche : jeux, documentation, parcours autonome.

De plus, pour faciliter le lien social, nous souhaitons nous associer à un évènement qui se déroulera dans la commune et créer un jeu qui suscitera le débat. Les familles vont ainsi pouvoir échanger sur leur vision de la biodiversité.

La première animation citoyenne consistera à proposer un parcours en autonomie afin de faire découvrir au plus grand nombre la nature de leur ville, village ou quartier. Lors de cet évènement, les acteurs locaux seront sollicités. A l’aide de l’application géocaching, en autonomie, les familles se déplaceront et s’arrêteront à plusieurs escales à la recherche de trésor pour découvrir la nature de leur commune. Un temps sera encadré par des intervenants sur un jeu.

Le deuxième temps famille sera prévu en fin de projet. Ce temps sera un temps de valorisation du projet. Plusieurs ateliers sont envisageables : présentation des élèves, exposition, film, repas, intervention d’une personne extérieure  …

 

3.     Indicateurs d’évaluation

  • Nombre de communes adhérant au projet : 5
  • Nombre de classes adhérant au projet : 10
  • Nombre d’animations scolaires : 40
  • Nombre d’animations familles : 10
  • Nombre de scolaires et de citoyens sensibilisés
  • Rédaction d’articles de presse
  • Nombre de plaquettes ou fiches espèces distribuées

 

Pour les animations scolaires, des fiches d’évaluation seront distribuées aux enseignants partenaires du projet.

 

4.     Partenaires techniques

  • GRAINE Poitou-Charentes
  • Inspection académique
  • Elus et agents des communes
  • Associations locales

 

Ce programme est financé par :

 

 

Mise en œuvre du Plan Régional d’Action en faveur des Odonates (PRAO) sur les milieux lotiques

Mise en œuvre du Plan Régional d’Action en faveur des Odonates (PRAO) sur les milieux lotiques

1.     Présentation du projet, du contexte et des objectifs

Si elles sont encore nombreuses à peupler nos étangs et nos rivières, la plupart des espèces d’Odonates subissent la dégradation de leurs habitats de reproduction. Recalibrage de rivières, drainage, comblement des mares, pollutions, fermeture des milieux… sont autant de facteurs qui conduisent à l’appauvrissement de notre faune odonatologique. Plusieurs espèces sont au bord de l’extinction ou se trouvent dans un état de conservation défavorable. Dans le cadre de ses engagements et pour faire face à l’érosion de la biodiversité, l’Etat français a souhaité mettre en place des plans de restauration nationaux pour les espèces dont l’état de conservation n’est pas favorable. Un plan d’action national en faveur des Odonates a été élaboré par l’Office Pour les Insectes et leur Environnement (OPIE). La rédaction de la déclinaison régionale de ce plan a été confiée à Poitou-Charentes Nature (PCN), structure associative qui œuvre depuis plusieurs années à l’amélioration des connaissances odonatologiques du Poitou-Charentes (avec notamment publication en 2008 d’un atlas des libellules du Poitou-Charentes), qui dispose donc avec ses associations membres de l’expérience et des compétences pour cette action. L’élaboration de ce plan s’est appuyée sur un réseau de partenaires composé des associations naturalistes membres de Poitou-Charentes, de collectivités territoriales, d’établissements publics, ainsi que d’experts régionaux impliqués dans le suivi des espèces d’Odonates de façon générale.

Ce plan vise 17 espèces inscrites au Plan National d’Actions ou appartenant à la Liste Rouge des Odonates menacés du Poitou-Charentes et classées en danger critique d’extension « CR » et  en danger « EN » selon les critères UICN.

Le Plan Régional d’Action en faveur des Odonates (PRAO) prévoit plus d’une trentaine d’actions visant à préserver les espèces menacées. L’objectif de ce projet est de mettre en œuvre des actions du plan régional sur les milieux lotiques.

 

2.     Description des actions

2.1.      Action 1 (2018-2019)

  • Améliorer les connaissances sur la répartition de quatre espèces prioritaires des milieux courants (Action AC.2.1 du PRAO) : Gomphus flavipes, Gomphus graslinii, Ophiogomphus cecilia, Macromia splendens à partir de prospection sur des placettes ciblées sur des secteurs potentiellement favorables (40 par an/département, avec 2 passages par site).

2.2.      Action 2 (2018)

  • Réaliser des suivis standardisés à long terme des espèces prioritaires des milieux courants (Action AC.4.3 du PRAO) : Coenagrion mercuriale, Gomphus flavipes, Gomphus graslinii, Ophiogomphus cecilia, Oxygastra curtisii sur des placettes (2 passages sur 160 sites par an répartis sur l’ensemble de la région, soit 40/département).

Cette action permettra de mesurer l’efficacité des mesures réalisées au sein des contrats territoriaux à travers l’évolution des cortèges odonatologiques. Ce suivi pourra être utilisé comme un indicateur par les syndicats de rivières.

2.3.      Action 3 (2018-2019)

Gérer et animer une base de données documentaire (Action R.11.1 du PRAO) afin de recenser le maximum d’actions réalisées sur les odonates par les APNE mais aussi par les partenaires : collectivités, syndicats de rivières, réserves…

 

3.     Indicateurs d’évaluation

  • Action 1 : Nombre de placettes d’inventaire (40/département : 160), transmission des données au SINP
  • Action 2 : Nombre de placettes de suivi (40/département : 160)
  • Liste des espèces par cours d’eau et placette (cortège d’espèces)
  • Rédaction d’un protocole reproductible et élaboration d’un rapport d’activité de cette phase 1 (2018)

 

4.     Partenaires techniques

Syndicats de rivière

Ce programme est financé par :

Les Papillons de jour du Poitou-Charentes

Les Papillons de jour du Poitou-Charentes

Après le superbe livre sur les Oiseaux du Poitou-Charentes voici un nouvel ouvrage inédit sur les Papillons de jour du Poitou-Charentes (les Rhopalocères). Illustré de plus de 300 photos et 140 cartes, réalisé à partir de 260 000 observations sur tout le territoire, il vous enchantera.

Cet ouvrage sur les papillons de jour du Poitou-Charentes, édité suite à l’inventaire de terrain lancé en 2008 vient de paraître avec le soutien financier de la DREAL et du Conseil Régional Nouvelle-Aquitaine.

Grâce à cet effort d’inventaire régional sans précédent pour ce groupe (300 naturalistes ont rassemblé plus de 260 000 observations sur les 4 départements), soutenu par l’Union Européenne (fonds FEDER), le Conseil Régional Nouvelle-Aquitaine et la DREAL Nouvelle-Aquitaine les prospections menées entre 2010 et 2014 ont permis de nombreuses (re) découvertes, de modifier les listes d’espèces patrimoniales et d’impulser de nombreuses actions pour leur préservation (à poursuivre).

Nous sommes fiers d’avoir pu ainsi assurer la relève de nos illustres prédécesseurs qui, depuis la fin du XIXe siècle, travaillent pour mieux connaître et préserver les papillons de jour.

Pour bénéficier d’un tarif avantageux (28,50 € au lieu de 30 €). N’hésitez pas à commander pour faire un cadeau et à partager l’information autour de vous le plus possible !

Vous remarquerez l’effort réalisé, tant dans la mise en page attrayante que dans le prix de vente, pour que cet ouvrage soit le plus largement distribué, permette une amélioration des connaissances et des consciences … pour aboutir à davantage d’actions permettant leur préservation.

Pour commander, téléchargez sans tarder le bon de commande et renvoyez-le à Poitou-Charentes Nature avec votre règlement.

 Si vous souhaitez voir des extraits de cet ouvrage, c’est possible ici.

 

  
Libellules du Poitou-Charentes : Atlas de répartition illustré

Libellules du Poitou-Charentes : Atlas de répartition illustré

Ouvrage en couleur et illustré. Il regroupe et présente les espèces de libellules présentes actuellement en Poitou-Charentes, voire disparues.

Au format 20 x 27 cm, avec 256 pages en couleur, plus de 500 illustrations, comprenant des monographies et des cartes de répartition, cet ouvrage traite de 73 espèces de libellules connues à ce jour en Poitou-Charentes (voir en bas de cet article).

Présentation de l’ouvrage

C’est la première fois qu’un ouvrage de cette qualité présente les libellules du Poitou-Charentes. Ces insectes enchanteurs sont en fait peu connus, autrement que par leur légèreté et leur danse de séduction. Les libellules sont des êtres tout à fait étonnants qui méritaient une telle valorisation.

Fruit de 18 années de prospections et de l’expérience accumulée au -fil des années par plus de 200 naturalistes, cet ouvrage traite des 73 espèces de libellules connues à ce jour en Poitou-Charentes.

Au -final, ce sont de nombreuses descriptions précises sur la répartition, l’abondance, le cycle biologique, les habitats fréquentés, les menaces pesant sur chaque espèce et le statut de conservation de ces espèces qui sont présentées dans cet ouvrage. Toutes ces informations sont accompagnées de graphiques, de cartes de répartition et de nombreuses photographies.

Mais plus qu’un guide de terrain, c’est un livre à lire chez soi, qui charmera naturalistes, pêcheurs, ou simples amoureux de la nature. Il s’agit d’un ouvrage collectif et associatif où chaque chapitre est le reflet de personnalités différentes qui se révèlent dans une approche originale.

Connaître, respecter, protéger, tels sont les principes qui nous ont amené à réaliser cet ouvrage. Puisse-t-il contribuer à mieux connaître et à sauvegarder encore longtemps ces merveilleux êtres vivants de notre patrimoine naturel.

Ce livre peut être commandé à Poitou-Charentes Nature (déstockage) au prix de 12€ + frais de port.

OFFRE EXCEPTIONNELLE :

de 1 à 3 exemplaires : 12,00 € l’unité
à partir de 4 exemplaires : 10,00 € l’unité

Pour cela, téléchargez le bon de commande au format PDF, ou au format Word, complétez-le et renvoyez le nous avec votre règlement, ou venez nous rendre visite au 14 rue Jean Moulin à Fontaine-le Comte, à la sortie sud de Poitiers. Vous pouvez aussi le trouver au siège de nos associations membres :

Contenu de l’ouvrage

Libellules du Poitou-Charentes

Préface

Avant-propos

Remerciements

Sommaire

73 monographies d’espèces

Voir les actions menées en faveur des libellules du Poitou-Charentes

Cette action a été soutenue par :

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Atlas des amphibiens et reptiles de Poitou-Charentes

Atlas des amphibiens et reptiles de Poitou-Charentes

Formation Bocage des Antonins (Bruno FILLON – PCN)

1.     Présentation du projet, du contexte et des objectifs

En 2002, Poitou-Charentes Nature et son réseau d’associations de protection de la nature publiaient l’Atlas préliminaire des Amphibiens et des Reptiles du Poitou-Charentes (téléchargeable). Cet atlas, couvrant la période 1990-2000, avait permis d’élaborer le premier état des connaissances régional concernant ces 2 groupes de vertébrés : 22 taxons d’amphibiens et 15 de reptiles.

L’objectif du projet actuel est de publier l’atlas de répartition des amphibiens et reptiles du Poitou-Charentes 20 ans après l’atlas préliminaire. Cette nouvelle enquête permettra de faire un bilan sur le statut de ces espèces, qui sont parmi les plus menacés en France et en Europe. En effet, en dépit de la protection réglementaire dont bénéficient ces espèces sur le territoire national, la situation de nombre d’entre elles demeure préoccupante et le Poitou-Charentes n’échappe pas à la règle. Notre région porte notamment une grande responsabilité pour des espèces considérées comme vulnérables (Lézard ocellé, Sonneur à ventre jaune et Pélobate cultripède) ou quasi-menacées (Cistude d’Europe, Grenouille verte de Perez et Grenouille verte de Lessona) en France (Liste rouge des espèces menacées en France). Pour autant, la destruction des zones humides, le comblement des mares, l’urbanisation, la dégradation des zones bocagères, etc. sont des menaces qui affectent l’ensemble des reptiles et des amphibiens de notre région, même celles considérées encore hier comme les plus communes (Crapaud épineux, Vipère aspic).

Lors du programme de 2000, un grand nombre de naturalistes locaux avait été formés. Cet atlas préliminaire avait permis de lancer une dynamique importante au sein des bénévoles des associations. Aujourd’hui, même si de nouvelles sessions de formation seront proposées pour mobiliser de nouvelles personnes, les associations sont dans la capacité de mobiliser un grand nombre de naturalistes pour la réalisation de cette enquête. De plus, depuis 2000, de nombreux programmes d’étude, d’inventaire et de suivi ont été menés au niveau régional permettant d’avoir une meilleure connaissance sur la répartition et le statut des reptiles et des amphibiens en Poitou-Charentes.

L’atlas des reptiles et des amphibiens du Limousin est en cours de réalisation, celui de l’Aquitaine est très récent (2014), par conséquent, ce projet permettrait le publier d’ici 2020 le premier atlas de la future grande région, ainsi que des propositions d’action de conservation pour les espèces les plus menacées.

Les objectifs opérationnels de ce projet sont donc :

  • Mettre en place un réseau d’observateurs ;
  • Faire un bilan sur la répartition des amphibiens et des reptiles dans la région ;
  • Actualiser le statut de conservation des espèces,
  • Contribuer à la conservation des espèces.

2.     Description des actions

2.1.      Phase 1 (2017)
  • Description de la méthodologie
  • Validation de la méthodologie en CSRPN
  • Lancer et animer la démarche auprès des bénévoles
  • Mise en place d’un réseau d’observateurs au sein des associations départementales
  • Organiser des sessions de formations pour mobiliser de nouveaux naturalistes
  • Réaliser des prospections
  • Actions de sensibilisation du grand public (diaporama, sorties)
  • Réflexion sur des actions de médiation (SOS reptile)
  • Information du public (plaquette)
2.2.      Phase 2 (2018)
  • Animation du réseau d’observateurs au sein des associations départementales
  • Organiser des sessions de formations pour mobiliser de nouveaux naturalistes
  • Réaliser des prospections
  • Actions de sensibilisation du grand public (diaporama, sorties)
  • Suivis complémentaires sur espèces ciblées
  • Publication plaquette
  • Objectifs : collecter 6 000 données pour la région, réaliser 8 formations départementales  et 1 formation régionale ainsi que 2 actions grand public par département
2.3.      Phase 3 (2019)
  • Animation du réseau d’observateurs au sein des associations départementales
  • Organiser des sessions de formations pour mobiliser de nouveaux naturalistes
  • Réaliser des prospections
  • Actions de sensibilisation du grand public (diaporama, sorties)
  • Suivi espèces sur mailles expérimentales
  • Propositions d’actions de conservation

3.     Partenaires techniques

  • Agence Régionale de la Biodiversité (ARB)
  • Muséum National d’Histoire Naturelle de La Rochelle (MHNLR)
  • Conservatoire d’Espaces Naturels Poitou-Charentes (CREN)
  • Société herpétologique de France (SHF)
  • CNRS de Chizé
  • PNR du Marais Poitevin
  • CNRS – Pélagis
  • GMHL (Limousin)
  • Cistude Nature
  • Groupe Herpétologiste des Pays de la Loire

 

4.     Partenaires financiers

Grand rhinolophe et Trame verte bocagère

Grand rhinolophe et Trame verte bocagère

Grand rhinolophe et Trame verte bocagère : étude des facteurs environnementaux influant sur la dynamique des populations

1.     Présentation du projet, du contexte et des objectifs

Le Grand rhinolophe Rhinolophus ferrumequinum est une des espèces anthropophiles les plus menacées mais aussi une des plus étudiées dans le monde (Flanders & Jones, 2009). Présent à travers tout le paléarctique, de l’Atlantique au Pacifique, et bien que classé par l’UICN dans la catégorie « Préoccupation mineure » au niveau mondial (UICN, 2008), ses populations sont en déclin prononcé dans de nombreux pays (Arthur & Lemaire, 2009). En Europe, sa situation est préoccupante, tout du moins au nord de son aire de répartition (Arthur & Lemaire, 2009). Le Grand rhinolophe est par exemple aujourd’hui considéré comme presque éteint dans une grande partie de la Belgique (moins de 200 individus), du Luxembourg (moins de 300 individus) (Arthur & Lemaire, 2009) et de l’Allemagne septentrionale (Aulagnier et al., 2010). Il figure ainsi aux annexes II et IV de la directive « Habitat-Faune-Flore » de 1992 et est classé « Quasi-menacée » selon les Listes rouges des mammifères menacés en Europe comme en France (UICN France et al., 2009).

Les effectifs de cette espèce en France se sont dramatiquement réduits au cours du XXème siècle, surtout au nord, mais aussi dans le centre de la France (Godineau & Pain, 2007), atteignant même le seuil d’extinction en Alsace. En revanche, l’ouest de la France (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Centre, Aquitaine) regroupe 46 % des effectifs hivernaux et 37 % des effectifs estivaux (SFEPM, 2014).

Le Poitou-Charentes accueille la 4ème population hibernante de Grand Rhinolophe en France avec environ 7 000 individus, et la 10ème population estivale avec environ 2 000 individus (SFEPM, 2014).

La région porte ainsi une responsabilité particulière quant à sa conservation à l’échelle nationale.

En hiver, l’espèce fréquente essentiellement les cavités souterraines, naturelles (grottes, gouffres, etc.) ou artificielles (anciennes carrières d’extraction de matériaux, caves, etc.). Ces sites d’hibernation, dont certains sont suivis depuis 30 ans, sont aujourd’hui relativement bien connus et les effectifs de Grand rhinolophe hibernants peuvent être considérés comme relativement bien estimés les années où l’ensemble des sites peuvent être comptés simultanément. A contrario, durant la période d’activité, l’espèce est anthropophile et utilise en ce sens les gîtes procurés par le patrimoine bâti (vastes combles, greniers, etc.) pour établir en été ses colonies de parturition (mise bas). A ce jour, seuls 38 gîtes de parturition sont connus dans la région, principalement dans les Deux-Sèvres (21 sites). Malgré l’aspect favorable de nombreux autres secteurs géographiques sur l’ensemble des départements de Poitou-Charentes, il est difficile, à ce jour, d’expliquer le faible nombre de colonies de parturition connues. Les Deux-Sèvres n’abritant que peu de cavités souterraines, les effectifs de Grand rhinolophe hibernants dans le département comptent moins de 400 individus répartis dans 7 sites, dont seuls 3 dépassent les 80 individus. Il apparaît donc évident que l’essentiel des effectifs qui composent les colonies de parturition de ce département hibernent dans les départements et régions limitrophes (Maine-et-Loire, Vendée, Vienne, Charente, Charente-Maritime) et peut être au-delà.

Le déséquilibre existant entre effectif hivernal et estival traduit ainsi les importantes lacunes qui subsistent quant aux connaissances sur la répartition de l’espèce au printemps et en été ainsi que sur les modalités de déplacement (corridors utilisés, phénologie, échanges entre populations, etc.). Ce déséquilibre entre les effectifs hibernants et estivants en Poitou-Charentes est également constaté dans les régions voisines (Pays-de-la-Loire, Centre, Limousin, Aquitaine), avec les mêmes proportions (moitié moins d’individus connus en été par rapport aux effectifs en hiver). Les difficultés de prospection du bâti public et privé (autorisation d’accès, contact avec les particuliers, etc.), sont une des raisons expliquant les lacunes constatées.

Ainsi, de nombreuses inconnues subsistent sur le fonctionnement des populations à l’échelle régionale voire inter-régionale, induisant potentiellement d’importants risques à long terme sur la conservation d’une des plus importantes populations de Grand rhinolophe française.

Les questions restant en suspens sont notamment : comment fonctionnent les populations et quel est leur état sanitaire ? (Quels échanges entre les différents sites pour la reproduction et l’hibernation, quels corridors sont utilisés, quels sont les impacts des ruptures (ou absence) de continuités écologiques, ceux des milieux utilisés pour la recherche alimentaire, ceux des intrants agricoles, etc.).

En effet, du fait de son vol relativement lent et papillonnant et de la faible puissance de ses émissions ultrasonores, l’espèce est dépendante des éléments paysagers linéaires tels que les haies ou lisières lors de ses déplacements (Gremillet, 1999). Elle recherche ainsi des paysages semi-ouverts bocagers, à forte diversité d’habitats, formés de boisements de feuillus, d’herbages pâturés en lisière de bois ou bordés de haies, mais également les landes, friches, vergers pâturés et jardins (Flanders & Jones, 2009). Elle pratique aussi bien la chasse active à la recherche de Lépidoptères hétérocères et de Diptères, que la chasse à l’affût, suspendue à une branche à la recherche de Coléoptères coprophages (Bensettiti & Gaudillat, 2002). L’espèce apparaît ainsi fortement liée aux agrosystèmes de polyculture-élevage. Lucifuges, les Grands rhinolophes restent également éloignés des zones urbaines ou routes éclairées (Arthur & Lemaire, 2009). Pour ces raisons, l’espèce est ainsi potentiellement fortement impactée par les produits phytosanitaires utilisés dans l’agriculture et notamment les traitements antiparasitaires administrés aux animaux d’élevage.

Tous ces facteurs influent directement sur la reproduction, la dispersion, la survie des individus et le maintien des populations de Grand rhinolophe en Poitou-Charentes. Il est aujourd’hui essentiel d’améliorer nos connaissances sur les réseaux de gîtes utilisés (hivernaux comme estivaux), à l’échelle régionale et inter-régionale, et de réaliser un état zéro de l’état sanitaire des populations.

Pour tenter d’apporter les premiers éléments de réponses à ces nombreuses questions qui subsistent sur le fonctionnement des populations à l’échelle régionale voire inter-régionale, il est prévu de :

  • Réaliser des phases d’échantillonnages pour effectuer des analyses génétiques (à partir de prélèvements de patagium) afin de mieux identifier et localiser les différentes populations présentes sur le territoire ;
  • Marquer certains individus à l’aide de transpondeurs afin d’affiner la connaissance sur les échanges, notamment entres les sites hivernaux et de parturitions ;
  • Réaliser des analyses écotoxicologiques à partir de prélèvements sanguins en ciblant les familles de polluants présentant des risques potentiellement importants pour cette espèce.

Au cours des trois années du projet, il est prévu d’échantillonner les sites majeurs accueillant les Grands rhinolophes dans la région (colonies de parturition, sites d’hibernation, sites de transit). Concernant les colonies de parturition, les captures seront réalisées en dehors de la période de dépendance des juvéniles (à adapter en fonction de la phénologie des espèces visées et des conditions météorologiques annuelles pouvant avoir un impact sur la période de mise-bas). De même, la fin de période de gestation sera proscrite.

Sur ces sites majeurs seront réalisés l’ensemble des prélèvements biologiques, patagium et sang, nécessaire aux analyses génétiques et écotoxicologiques. Concernant les échanges inter-populationnels et saisonniers, une partie des individus capturés seront également marqués par transpondeurs. En effet, les Rhinolophes étant des espèces extrêmement sensibles au baguage et la technologie GPS n’étant pas suffisamment miniaturisée pour les microchiroptères, il est prévu de marquer les individus par le biais de puces électroniques de type vétérinaires implantées sous la peau. Cette technique, sans risque pour la santé des animaux, suppose un effort de contrôle important par la suite. Ces contrôles seront opérés tout au long de l’année à l’aide d’un détecteur à main lors des comptages menés en période hivernale, puis à l’aide de portiques automatiques qui seront installés aux entrées des gîtes de parturition et de transit.

Comme présenté précédemment, de par ses particularités biologiques et ses exigences écologiques, l’espèce apparaît assez logiquement comme un excellent indicateur de la trame verte bocagère constitutive du réseau « Trame Verte et Bleue » (TVB), mais également comme un indicateur de la qualité du milieu, clef d’entrée essentielle auprès du monde agricole avec lequel des actions de sensibilisations seront menées dans le cadre de ce programme.

Si, comme nous le supposons, il existe d’importants échanges au sein des populations de la région mais aussi à l’échelle inter-régionale, il est essentiel de caractériser les corridors utilisés et de les conserver. Des travaux de modélisation spatiale de l’occupation du territoire par le Grand rhinolophe ont déjà été réalisés en Deux-Sèvres (Pinaud & Le Guen, 2015) et à l’échelle régionale (Aubouin, 2013). Mais l’hétérogénéité des données cartographiques disponibles à l’échelle régionale (notamment le niveau de détail de la BD Topo de l’IGN) et le trop faible nombre de colonies de parturition connues ne permettent pas aujourd’hui d’exploiter de façon robuste ces résultats. 

L’amélioration des connaissances sur la répartition du Grand rhinolophe en Poitou-Charentes, la caractérisation des populations présentes, leurs échanges et leur état sanitaire constituent la priorité absolue quant à la conservation de l’espèce. Ce programme se veut également être un support pour les régions limitrophes, notamment l’Aquitaine pour qui la conservation de l’espèce est aussi une priorité (2ème population hibernante de France et 5ème population estivale).

C’est fort de l’expérience du programme mené sur les chauves-souris anthropophiles (2013-2015), et notamment des différentes techniques de prospection mises en œuvre (porte à porte, capture et télémétrie, écoutes ultrasonores, etc.), mais aussi de l’importante dynamique initiée auprès du grand public et des partenaires institutionnels (animation du Plan Régional d’Actions en faveur des Chiroptères, sorties, conférences, articles de presse, émissions de radio, animation de l’opération « Refuge pour les chauves-souris », etc.), que le Groupe Chiroptères de Poitou-Charentes Nature propose ce nouveau contrat d’objectif régional.

Un tel projet vise également à répondre aux exigences du Plan Régional d’Actions en faveur des Chiroptères (déclinaison régionale du Plan d’Action National), puisqu’il concerne 6 fiches actions du Plan :

  • « Prospecter les bâtiments » – Priorité 2 ;
  • « Valoriser la présence de Chauves-souris dans les bâtiments » – Priorité 3 ;
  • « Suivre les principales colonies de mise-bas » – Priorité 1 ;
  • « Rechercher de nouvelles colonies de mise-bas » – Priorité 1 ;
  • « Sensibiliser le monde agricole aux chauves-souris et le mobiliser pour leur préservation » – Priorité 2 ;
  • « Maintenir et développer le réseau SOS Chauves-souris » – Priorité 1 ;

NOTA : L’ensemble des analyses génétiques et écotoxicologiques, ainsi que la pose de transpondeurs se réalisera en partenariat étroit avec l’Université de Lyon 1 Claude Bernard qui porte actuellement un projet national sur les Chiroptères cavernicoles (projet Ecofect).

OBJECTIFS :

  • Connaissances des populations :
  • Recherche et localisation des colonies de mise bas ;
  • Etat des lieux des effectifs hivernants et tendances évolutives ;
  • Caractérisation des populations (identification des noyaux de population par prélèvements génétiques) ;
  • Etat sanitaire des populations (analyses écotoxicologiques).
  • Conservation des réseaux de gîtes et des connexions :
  • Identifier les connexions, les zones de fragmentation et les points noirs ;
  • Caractériser les échanges inter-sites (transpondage) ;
  • Initier un partenariat avec la profession agricole (Chambre régionale et chambres départementales d’agriculture, réseau InPACT) ;
  • Poursuivre le partenariat entre les Collectivités locales et territoriales, les services de l’Etat, les CAUE, les APNE et les propriétaires privés volontaires ;
  • Informer et sensibiliser le grand public ;
  • Impliquer les propriétaires privés ou institutionnels dans la sauvegarde des chauves-souris en développant l’opération « Refuge pour les chauves-souris » ;
  • Renforcer le réseau SOS chauves-souris.

2.     Description des actions

2.1.      Phase 1 (2016)
  • Repérer l’ensemble des cavités souterraines, naturelles et artificielles afin d’organiser des comptages hivernaux simultanés à l’échelle régionale ;
  • Échantillonner 10 sites d’importance dans la région (5 sites hivernaux et 5 sites estivaux) à raison de 50 prélèvements par site, soit 500 prélèvements par an ;
  • Transponder 500 individus ;
  • Poursuivre la déclinaison à l’échelle régionale de l’opération « Refuges pour les chauves-souris » ;
  • Réaliser des animations (conférences et sorties nocturnes à la découverte des chauves-souris) sur des communes cibles ;
  • Réaliser des animations auprès de la profession agricole ;
  • Renforcer le réseau SOS chauves-souris (articles de presse et émissions de radio) ;
  • Diffuser des plaquettes d’information sur les chauves-souris, notamment auprès des professionnels du bâtiment et de la profession agricole ;
  • Réaliser une plaquette sur le Grand rhinolophe ;
  • Former les bénévoles.
2.2.      Phase 2 (2017)
  • Prospecter l’ensemble des cavités souterraines, naturelles et artificielles en hiver, lors de comptages simultanés à l’échelle régionale ;
  • Échantillonner 10 sites d’importance dans la région (5 sites hivernaux et 5 sites estivaux) à raison de 50 prélèvements par site, soit 500 prélèvements par an ;
  • Poursuivre la déclinaison à l’échelle régionale de l’opération « Refuges pour les chauves-souris » ;
  • Réaliser des animations auprès de la profession agricole ;
  • Renforcer le réseau SOS chauves-souris (articles de presse et émissions de radio) ;
  • Diffuser des plaquettes d’information sur les chauves-souris, notamment auprès des professionnels du bâtiment et de la profession agricole ;
  • Former les bénévoles.
2.3.      Phase 3 (2018)
  • Prospecter l’ensemble des cavités souterraines, naturelles et artificielles en hiver, lors de comptages simultanés à l’échelle régionale ;
  • Échantillonner 10 sites d’importance dans la région (5 sites hivernaux et 5 sites estivaux) à raison de 50 prélèvements par site, soit 500 prélèvements par an ;
  • Poursuivre la déclinaison à l’échelle régionale de l’opération « Refuges pour les chauves-souris » ;
  • Réaliser des animations (conférences et sorties nocturnes à la découverte des chauves-souris) sur des communes cibles ;
  • Réaliser des animations auprès de la profession agricole ;
  • Renforcer le réseau SOS chauves-souris (articles de presse et émissions de radio) ;
  • Diffuser des plaquettes d’information sur les chauves-souris, notamment auprès des professionnels du bâtiment et de la profession agricole ;
  • Former les bénévoles.

3.     Indicateurs d’évaluation – Phase 2

  • 100 cavités prospectées sur l’ensemble de la région (en phase 2) ;
  • 10 sites majeurs (hivernaux et estivaux) échantillonnés sur l’ensemble de la région chaque année ;
  • 500 individus transpondés (500 par an) ;
  • 25 refuges créés pour les chauves-souris (5 par structure par an) ;
  • 8 interventions auprès de la profession agricole (2 par département et par an) ;

4.     Partenaires techniques

  • CAUE
  • STAP
  • DRAC
  • CRA & CDA
  • Réseau InPACT
  • SFEPM
  • Comité régional de spéléologie
  • Université de Lyon 1 Claude Bernard

Retrouver ici la note de synthèse pour l’année 2016

 

5.     Partenaires financiers

 

Atlas des Mammifères sauvages du Poitou-Charentes

Atlas des Mammifères sauvages du Poitou-Charentes

Cet ouvrage de 304 pages paru en juillet 2011 est une référence sur l’état des connaissances pour l’ensemble des 96 espèces de mammifères sauvages présents en Poitou-Charentes.

Avec plus de 48 000 données collectées entre 1985 et 2008, c’est une véritable synthèse des connaissances sur cet Ordre qui vous est livrée dans ce livre.
Tous les mammifères sauvages sont concernés par cet inventaire, qu’il s’agisse d’espèces terrestres communes et facilement observables comme le hérisson, ou le chevreuil, d’espèces plus difficiles à observer comme les musaraignes, la genette ou les mammifères marins, voire d’espèces très rares comme le vison d’Europe.
Après une section, en couleur, décrivant la méthodologie employée et la situation géographique du Poitou-Charentes, la majeure partie de cet ouvrage présente pour chaque espèce une monographie illustrée et accompagnée de cartes.

Au format 21 x 29,7 cm, avec 304 pages, plus d’une centaine d’illustrations, cet ouvrage vous est proposé au prix de 24 € (+ port éventuel).
Bon de commande publications PCN format PDF
Bon de commande publications PCN format Word

Pour voir quelques extraits, cliquez sur une des images

 

Nous remercions nos partenaires qui ont contribué financièrement à la rédaction et à l’édition de cet ouvrage,

notamment le Conseil Régional Poitou-Charentes et la Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement..