Les inventaires du patrimoine naturel

Les inventaires du patrimoine naturel

Télécharger ici les Actes du séminaire d’échanges et de réflexion sur les inventaires du patrimoine naturel – 27/11/1999

Etat des lieux

Exemples d’inventaires : contributions orales

  • Présentation d’un inventaire entomologique réalisé par l’O.P.I.E Poitou-Charentes – François VENEAU
  • Quelles conclusions tirer des comptages ? L’analyse des comptages d’oiseaux d’eau –
    Matthieu GUILLEMAIN, Vincent BRETAGNOLLE & Patrick DUNCAN
  • Suivi patrimonial des cervidés et du sanglier.
    Le réseau de correspondants de l’Office National de la Chasse – Guy VAN LAERE, Peggy GAULTIER & Bernard BOISAUBERT
  • Le râle des genêts : de l’inventaire national au plan d’action – Bernard DECEUNINCK
  • L’inventaire des orchidées en Poitou-Charentes & Vendée. Collecte et informatisation
    des données – Jean-Claude GUÉRIN et Jean-Claude BERNAZEAU

Politique nationale en matière d’inventaire et de protection du patrimoine naturel, rôle et action de l’Etat – Daniel BOULNOIS

Exemples d’inventaires : contributions écrites

  • IGCS : Inventaire Gestion et Conservation des Sols. Des bases de données régionales spatialisées multi-échelles. – Jean-Luc FORT & Frédéric NICOLLEAU
  • L’inventaire des sites et des espaces naturels d’intérêt géologique et géomorphologique
    en Poitou-Charentes, un nouvel outil de connaissance du patrimoine naturel régional –
    Didier PONCET, Laurent FONTENEAU & Philippe SAUVAGE
  • Contribution concernant les Lichens – Jean-Michel HOUMEAU
  • Quelques problèmes de l’inventaire floristique et de sa communication – Yves BARON
  • Actions d’inventaires menées au sein de la Société Mycologique du Massif
    d’Argenson – André MERLET
  • Les outils du CSP pour le suivi des milieux aquatiques et des populations piscicoles dans la région Poitou- Charentes – Jean-Marie HAMONET et Laeticia BERRY
  • L’inventaire de la répartition des écrevisses pieds-blancs – Jean-Marie HAMONET
    et Laeticia BERRY
  • Suivi des écoulements des cours d’eau à l’étiage et des poissons migrateurs – Jean-Marie HAMONET et Laeticia BERRY
  • Les inventaires du patrimoine naturel en Poitou-Charentes. Les actions de l’Office
    National des Forêts – Christine MICHENEAU
  • 1983-1999 : 2 décennies d’inventaire ZNIEFF en POITOU-CHARENTES : principes,
    bilan, perspectives – Jean TERRISSE
  • Atlas des Amphibiens et Reptiles de Poitou-Charentes – Jean-Marc THIRION
  • Inventaire des chauves-souris du Poitou-Charentes – Olivier PREVOST
  • Présentation d’ODONAT-Alsace Historique et fonctionnement – Raphaël SANÉ
    et Frédéric DECK

Recherche d’une stratégie régionale

Ateliers

  • « Les besoins d’inventaire dans la Région Poitou-Charentes »
  • « La mise à disposition des données »
  • « Qualité, compétences et formation pour les inventaires »

Table ronde “Quels besoins pour le Poitou-Charentes : le point de vue de l’Etat et des collectivités”

  • Jean MELOCHE – Naturaliste
  • André DULAIT – Président du Conseil Général des Deux-Sèvres
  • Jean-Claude BEAULIEU – Vice-Président du Conseil Régional
  • Daniel BOULNOIS – Directeur Régional de l’Environnement

Débat

Conclusion – Pierre GUY

 

Annexes

 

Liste et coordonnées des participants

Liste d’inventaires recensés dans différentes structures du Poitou-Charentes

CONCLUSION

Texte de Pierre GUY en conclusion du séminaire d’échanges et de réflexion sur les inventaires du patrimoine naturel du Poitou-Charentes du 27 novembre 1999.

Je pourrais dire en commençant que je suis un homme heureux.

Un homme heureux en tant qu’écologiste parce que je pense à tous ceux qui ont travaillé, qui ont apporté quelque chose aujourd’hui, lancé des pistes de travail, elles étaient déjà amorcées et demain il va se passer quelque chose.

En terme, par exemple, d’un atlas du Patrimoine Naturel de Poitou-Charentes ; en terme du prochain colloque international, je retiens déjà la candidature de Patrick [Duncan] et de Jean [Burger] pour organiser le prochain colloque international, qui se sont spontanément proposés pour l’organiser.

Je suis donc heureux, malgré tout il y encore un certain nombre de questions qui se posent ou de choses que nous pouvons dire.

D’abord je crois qu’il faut affirmer très clairement que toutes les approches sont légitimes.

Qu’Hamonet [Conseil Supérieur de la Pêche] s’occupe des écrevisses à pattes blanches ça me paraît légitime, que l’ONC s’occupe du cerf ça me paraît légitime, que les ornithologues s’occupent des oiseaux tout ça paraît légitime.

D’un autre côté on a dit tout à l’heure, il faut articuler, il faut contractualiser.

Je crois que tout ça c’est vrai, il faut y penser ; on a parlé de piraterie, elle existe, mais encore faudrait-il regarder.

Je pense que le document du Ministère de l’Environnement que personne ne lit, qui doit dater de 1998, apporte un certain nombre d’éléments, c’est-à-dire que la propriété n’est pas forcément diffusion, elle peut être obligatoire mais elle peut être aussi interdite. La diffusion n’est pas non plus droit d’utilisation sans citer ses sources.

Christophe Colomb a découvert l’Amérique ; il n’a pas inventé l’Amérique, il l’a découverte ; souvent on parle d’inventeur de Patrimoine Naturel, à mon avis c’est une faute de français, on le découvre et on n’invente pas. On a retenu le nom de Christophe Colomb -ça vous fait sourire- je ne savais plus si c’était pour le roi d’Espagne ou le roi du Portugal, j’ai interrogé 3 personnes notables, compétentes, sérieuses ; il y avait moitié-moitié Espagne-Portugal, personne ne se souvenait du nom du roi [réponses dans la salle : Ferdinand II et Isabelle 1ère la Catholique]. Bien, j’ai la réponse.

Cela veut dire qu’il faut distinguer la notion de propriété intellectuelle de la découverte, de l’usage.

Ce mètre carré où je suis appartient à l’Etat : est-ce que les usagers ont le droit d’en faire n’importe quoi ? Pas forcément.

Ça veut dire que nous sommes dans un système un peu de copropriété à partir du moment où on travaille en partenariat, donc il faut trouver les règles du jeu dans lesquelles ce soit gagnant-gagnant, que tout le monde gagne quelque chose.

Je pense que c’est un dossier qu’il faut ouvrir (ici je parle à mon titre personnel), beaucoup parlent du code de déontologie (il date je crois de 1982), dans lequel on ne cite pas les associations c’est-à-dire que les associations n’ont pas le droit de cité et que le payeur n’a pas le droit de cité. Un code de déontologie dans lequel on ne connaît pas le payeur et on ne connaît pas le monde associatif, il faut en retenir ce qu’il y a à retenir et pas le reste ; donc cela veut dire qu’il faut réfléchir, qu’il faut causer.

Et que dire d’autre ? Simplement que je vous remercie tous d’avoir répondu à notre appel, à l’Ifrée et à Poitou-Charentes Nature, de nous avoir fait confiance pour l’organisation de ce colloque pour lequel il faut le dire, vous êtes en droit d’applaudir, Bruno, Dominique et quelques autres qui ont fait beaucoup de choses et ne pas oublier aussi le cas échéant d’applaudir le cuisinier, c’était pas si mauvais que ça [rires] et si nous sommes ici c’est quand même ne l’oublions pas aussi grâce au CNRS.

Mais enfin, juste une dernière chose, je suis intimement persuadé que ce que nous avons fait en terme de démocratie aujourd’hui, on n’était pas capable de le réaliser simplement il y a 1 ou 2 ans et qu’après tout dans le courant du plan on doit être capable de travailler ensemble pour donner au Poitou-Charentes une véritable politique.

Je vous remercie.

Pierre GUY

Conclusion

Je pourrais dire en commençant que je suis un homme heureux.

Un homme heureux en tant qu’écologiste parce que je pense à tous ceux qui ont travaillé, qui ont apporté quelque chose aujourd’hui, lancé des pistes de travail, elles étaient déjà amorcées et demain il va se passer quelque chose.

En terme, par exemple, d’un atlas du Patrimoine Naturel de Poitou-Charentes ; en terme du prochain colloque international, je retiens déjà la candidature de Patrick [Duncan] et de Jean [Burger] pour organiser le prochain colloque international, qui se sont spontanément proposés pour l’organiser.

Je suis donc heureux, malgré tout il y encore un certain nombre de questions qui se posent ou de choses que nous pouvons dire.

D’abord je crois qu’il faut affirmer très clairement que toutes les approches sont légitimes.

Qu’Hamonet [Conseil Supérieur de la Pêche] s’occupe des écrevisses à pattes blanches ça me paraît légitime, que l’ONC s’occupe du cerf ça me paraît légitime, que les ornithologues s’occupent des oiseaux tout ça paraît légitime.

D’un autre côté on a dit tout à l’heure, il faut articuler, il faut contractualiser.

Je crois que tout ça c’est vrai, il faut y penser ; on a parlé de piraterie, elle existe, mais encore faudrait-il regarder.

Je pense que le ument du Ministère de l’Environnement que personne ne lit, qui doit dater de 1998, apporte un certain nombre d’éléments, c’est-à-dire que la propriété n’est pas forcément diffusion, elle peut être obligatoire mais elle peut être aussi interdite. La diffusion n’est pas non plus droit d’utilisation sans citer ses sources.

Christophe Colomb a découvert l’Amérique ; il n’a pas inventé l’Amérique, il l’a découverte ; souvent on parle d’inventeur de Patrimoine Naturel, à mon avis c’est une faute de français, on le découvre et on n’invente pas. On a retenu le nom de Christophe Colomb -ça vous fait sourire- je ne savais plus si c’était pour le roi d’Espagne ou le roi du Portugal, j’ai interrogé 3 personnes notables, compétentes, sérieuses ; il y avait moitié-moitié Espagne-Portugal, personne ne se souvenait du nom du roi [réponses dans la salle : Ferdinand II et Isabelle 1ère la Catholique]. Bien, j’ai la réponse.

Cela veut dire qu’il faut distinguer la notion de propriété intellectuelle de la découverte, de l’usage.

Ce mètre carré où je suis appartient à l’Etat : est-ce que les usagers ont le droit d’en faire n’importe quoi ? Pas forcément.

Ça veut dire que nous sommes dans un système un peu de copropriété à partir du moment où on travaille en partenariat, donc il faut trouver les règles du jeu dans lesquelles ce soit gagnant-gagnant, que tout le monde gagne quelque chose.

Je pense que c’est un dossier qu’il faut ouvrir (ici je parle à mon titre personnel), beaucoup parlent du code de déontologie (il date je crois de 1982), dans lequel on ne cite pas les associations c’est-à-dire que les associations n’ont pas le droit de cité et que le payeur n’a pas le droit de cité. Un code de déontologie dans lequel on ne connaît pas le payeur et on ne connaît pas le monde associatif, il faut en retenir ce qu’il y a à retenir et pas le reste ; donc cela veut dire qu’il faut réfléchir, qu’il faut causer.

Et que dire d’autre ? Simplement que je vous remercie tous d’avoir répondu à notre appel, à l’Ifrée et à Poitou-Charentes Nature, de nous avoir fait confiance pour l’organisation de ce colloque pour lequel il faut le dire, vous êtes en droit d’applaudir, Bruno, Dominique et quelques autres qui ont fait beaucoup de choses et ne pas oublier aussi le cas échéant d’applaudir le cuisinier, c’était pas si mauvais que ça [rires] et si nous sommes ici c’est quand même ne l’oublions pas aussi grâce au CNRS.

Mais enfin, juste une dernière chose, je suis intimement persuadé que ce que nous avons fait en terme de démocratie aujourd’hui, on n’était pas capable de le réaliser simplement il y a 1 ou 2 ans et qu’après tout dans le courant du plan on doit être capable de travailler ensemble pour donner au Poitou-Charentes une véritable politique.

Je vous remercie.

Pierre GUY

Introduction

Depuis l’émergence des sociétés d’Histoire Naturelle, en Poitou-Charentes comme dans le reste du monde, de nombreux scientifiques amateurs ou professionnels ont contribué à inventorier les richesses de notre faune et de notre flore.

Mieux protéger, mieux gérer nécessite de mieux connaître et de mieux faire connaître.

Il paraissait donc indispensable aux acteurs de l’environnement du Poitou-Charentes de faire le point sur les données du Patrimoine Naturel en Poitou-Charentes et de rechercher avec les partenaires une stratégie pour l’avenir.

Cette journée du 27 novembre 99 répondait donc à quatre objectifs :

  • Brosser un état des lieux et faire connaître les actions en cours.
  • Renforcer la communication entre les différents producteurs et utilisateurs de données.
  • Rechercher les moyens de mutualiser les savoir-faire tant du point de vue du traitement que de la diffusion des données.
  • Aboutir à une proposition de stratégie pour la Région Poitou-Charentes qui soit le reflet de la richesse de son patrimoine et de la diversité de ses acteurs.

Près de 75 participants issus du milieu associatif, des services de l’Etat, des collectivités territoriales, d’organismes de recherche ou de bureaux d’études ont participé à cette journée organisée en 2 temps :

  • la matinée consacrée à un état des lieux à partir de quelques exemples choisis dans différents types d’inventaires réalisés dans la région ;
  • l’après-midi avec ateliers et tables rondes pour déterminer une stratégie régionale.

C’est le fruit de ces travaux et de ces discussions que vous trouverez dans ce ument, qui sera, nous l’espérons, une contribution utile au développement d’une nouvelle stratégie pour le Patrimoine Naturel de notre région

Les organisateurs tiennent à remercier les membres du Comité de Pilotage qui ont contribué à l’organisation de cette journée et à son animation.