Renard non coupable : objectif 50 000 signatures

Début janvier, nous vous partagions notre communiqué interassociatif visant à retirer le renard de la liste des ESOD (Espèces Susceptibles d’Occasionner des Dégâts) des départements du Poitou-Charentes.

En parallèle, une démarche nationale portée par plusieurs associations a pris de l’ampleur et une pétition a été lancée. Nous visons 50 000 signatures et nous y sommes presque !

Le 8 avril, la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale va examiner notre demande. Atteindre ce pallier de 50 000 voix serait un message symbolique et politique fort.

Pourquoi c’est important ?

En France, les renards peuvent être tués toute l’année. Au moins 500 000 renards sont abattus tous les ans.

Et pourtant… Rien ne justifie cette traque.

Écoutons la science et les autorités compétentes, et laissons les renards vivre en paix

➝ L’ANSES « considère que le motif sanitaire (pour lutter contre la transmission de l’échinococcose notamment) ne justifie pas le classement ESOD du renard ».

➝ La Fondation pour la recherche sur la biodiversité, demande la révision de la définition des ESOD, ainsi que la vérification des dégâts et l’amélioration des fiches de déclaration.

➝ Les chasseurs du Doubs associés à la faculté de Besançon constatent qu’avec chasse ou sans chasse, les dégâts n’augmentent pas et la population de renard reste stable.

➝ L’Inspection de l’Environnement demande l’abrogation des listes d’ESOD et réclame une approche plus basée sur la connaissance et la prévention.

Soyons pragmatiques

Après des années de chasse et de persécution, avec pourtant un demi-million de renards tués tous les ans, nous ne constatons aucun résultat. Alors que dans le même temps au Luxembourg où l’espèce n’est pas chassée la population de renard reste stable, certaines maladies régressent et il n’y a pas plus de prédation.

Abandonnons nos préjugés

Certes le renard est carnivore mais son utilité n’est plus à démontrer :

  • un prédateur de rongeurs : qui ferait ce travail à sa place ?
  • un équarrisseur et un consommateur de bêtes malades ou faibles, ce qui limite la propagation de certaines maladies.