Après quatre années de travail, le programme « Les mares du Poitou-Charentes : recensement et réhabilitation d’un habitat d’espèces protégées essentiel de la Trame bleue » s’achève avec un bilan particulièrement encourageant. Mené par Poitou-Charentes Nature et ses associations membres Charente Nature, Deux-Sèvres Nature Environnement, Nature Environnement 17 et Vienne Nature entre 2022 et 2025, ce projet a permis de renforcer considérablement les connaissances sur les mares du territoire, tout en accompagnant de nombreux acteurs dans leur préservation et leur restauration.
Plus de 54 000 points d’eau recensés
L’un des principaux objectifs du programme était d’améliorer la connaissance du réseau de mares à l’échelle du Poitou-Charentes. Grâce au travail des salariés, des bénévoles et des partenaires locaux, plus de 54 000 points d’eau sont aujourd’hui recensés dans une base de données cartographique accessible et évolutive.
Au-delà de ce recensement, près de 10 000 mares ont déjà été caractérisées sur le terrain grâce à 304 participants, permettant de mieux connaître leur état de conservation, leur fonctionnement écologique et les espèces qu’elles accueillent. Cette base constitue désormais un outil précieux pour orienter les actions de préservation, accompagner les collectivités et améliorer la prise en compte des mares dans les politiques d’aménagement.
Restaurer les mares, c’est restaurer la biodiversité
Durant le programme, les associations du réseau ont accompagné de nombreux projets de création et de restauration de mares auprès des collectivités, des agriculteurs et des particuliers.
Au total, 48 mares ont été créées et 37 restaurées dans le cadre du programme, tandis que plus de 300 projets de création ou de restauration ont été accompagnés ou conseillés. Ces résultats témoignent d’un intérêt croissant pour ces milieux humides, indispensables à de nombreuses espèces d’amphibiens, d’insectes, de plantes et d’autres organismes aquatiques.

Une mobilisation qui dépasse le simple inventaire
Le programme a également permis de développer un important travail de sensibilisation et d’accompagnement. Collectivités, exploitants agricoles, propriétaires privés, bénévoles et partenaires techniques se sont mobilisés autour d’un objectif commun : préserver un patrimoine naturel souvent discret mais essentiel.

Les formations, les visites de terrain, les chantiers participatifs et les nombreuses actions de communication ont contribué à faire émerger une véritable dynamique picto-charenaise autour des mares. Cette mobilisation s’inscrit désormais dans une réflexion plus large, en lien avec le Plan d’actions en faveur des mares à l’échelle nationale, auquel les associations du réseau ont activement contribué.
Des enjeux toujours d’actualité
Si les résultats sont encourageants, le travail est loin d’être terminé. Une grande partie des points d’eau recensés reste encore à vérifier sur le terrain, et les besoins en accompagnement pour les projets de création ou de restauration demeurent nombreux.
Face aux effets du changement climatique, à l’érosion de la biodiversité et à la fragmentation des milieux naturels, les mares jouent un rôle majeur comme réservoirs de biodiversité et maillons essentiels de la Trame bleue. Poursuivre leur inventaire, leur restauration et leur préservation constitue donc un enjeu fort pour les années à venir.
Le rapport final de ce programme marque ainsi une étape importante, tout en ouvrant la voie à de nouvelles actions en faveur de ces milieux aussi discrets qu’indispensables.
Les actions menées se poursuivent maintenant sous une autre forme, celle de la déclinaison locale du Plan d’Actions Mares.
Merci aux financeurs qui ont nous permis de mener à bien ce projet : Région Nouvelle-Aquitaine, fonds européens FEDER, Agence de l’eau Adour-Garonne, Agence de l’eau Loire Bretagne et la fondation La Poule Rousse.





