Mise en place d’un réseau de suivi standardisé de la dynamique de l’ambroisie en Poitou-Charentes

Mise en place d’un réseau de suivi standardisé de la dynamique de l’ambroisie en Poitou-Charentes

Parmi la cinquantaine de plantes exotiques invasives présentes en Poitou-Charentes l’Ambroisie à feuilles d’armoise Ambrosia artemisiifolia s’avère comme étant une adventice émergente particulièrement menaçante en raison des nuisances qu’elle engendre dans les domaines sanitaires, agricoles et écologiques. Ce n’est qu’à partir de 1995 qu’elle s’est mise à envahir quelques grandes cultures surtout celles de tournesol ainsi que les jachères et les parcelles en friches. On a alors commencé à détecter son pollen fortement allergisant dans les stations de surveillance aérobiologique de La Rochelle puis de Poitiers. Cependant ces observations sont restées non diffusées jusqu’à ce que des allergologues et des agronomes de la Région Rhône Alpes alertent les autorités sanitaires sur les risques d’allergie invalidante que représentent ses nuages de pollen aéroportés jusqu’à plusieurs dizaines de km tous les ans. Dans la région lyonnaise ce sont 120 000 personnes qui sont atteintes, tous les ans à la fin de l’été, de pollinoses diverses, conjonctivites, trachéites, urticaires et asthmes persistants entraînant une consommation d’antihistaminiques et de corticoïdes correspondant à un surcoût de 1,6 millions d’euros.

Poitou-Charentes Nature a donc procédé en 2006 à une enquête par courrier auprès de négociants en grains et techniciens de coopératives agricoles afin d’évaluer l’importance de ce phénomène dans la région Poitou-Charentes.

Une stagiaire, Céline Bruzeau, a été mandatée pour réaliser une enquête de terrain en 2008.
Ceci nous a conduit à identifier un foyer principal de contamination comprenant une vingtaine de communes situées autour de Sauzé-Vaussais et où les pertes de rendement en tournesol atteignent souvent 75%, rendant même certaines récoltes inutiles. Il existe aussi plusieurs foyers secondaires au Sud d’Angoulême, à Châtellerault, Jonzac et Montmorillon où d’autres types de cultures ou de milieux sont affectés.
Le rapport est disponible ici

Il est avéré, suite à plusieurs appels récents de personnes nous signalant des pieds d’ambroisie, que des paquets de graines vendues en grande surface pour nourrir les oiseaux en hiver contiennent parfois des graines d’ambroisie. Ne laissez pas aller à la floraison un pied de cette plante qui pousserait près de vos mangeoires à oiseaux, il vous suffit de le faucher en juillet au plus tard.

Ce projet commencé en mai 2007 consiste donc à mettre en place un réseau standardisé inter-partenarial de surveillance pluriannuelle permettant de mieux suivre cartographiquement l’évolution de la répartition de l’ambroisie, de prévoir ses émissions polliniques et de prévenir ainsi les populations des risques d’allergies invalidantes, de limiter sa propagation et sa prolifération en améliorant les pratiques agricoles par une meilleure maîtrise des cultures, des intercultures, des jachères, et en accordant une attention toute particulière à la gestion des parcelles après la fin de leur utilisation agricole.

Une plaquette d’information sur l’ambroisie a été réalisée à ce sujet en 2008. Cette plaquette, épuisée, a été rééditée récemment (carte actualisée, quelques nouvelles informations de 2009) : c’est la nouvelle version en ligne.

Dans le cadre de la mise en place d’un dispositif européen de lutte contre la prolifération de l’ambroisie dans les grandes cultures, Poitou-Charentes Nature a organisé le 6 mai 2009 au Lycée agricole de Melle un stage « Ambroisie et biodiversité : pratiques agricoles et santé humaine en Poitou-Charentes ».
De nombreux acteurs : SRPV, FDGDON et FREDON, CETIOM, Atmo Poitou-Charentes, Observatoire Régional de l’Environnement, Lycées agricoles, associations… se sont retrouvés pour faire un point sur les actions à mener afin d’informer, sensibiliser, prévenir l’ensemble des décideurs, professionnels, citoyens sur cette problématique.

Un forum est organisé le 15 septembre 2011 à Villefagnan (16), sur Ambroisie, coupons court à l’allergie !

Toute information sur la présence d’ambroisie en Poitou-Charentes peut nous être signalée , mais vous pouvez aussi consulter la page de l’Observatoire de la Flore Sud-Atlantique (OFSA) sur ce sujet afin de saisir vos informations en ligne

Cette problématique prend de l’ampleur, l’espèce pourrait faire prochainement l’objet d’un projet de loi. En attendant, un observatoire national est mis en place (voir Communiqué du ministère.)


  • Partenaires techniques :
  • Partenaires financiers :

Agence Régionale de Santé Poitou-Charentes (ex DRASS)

Conseil Régional Poitou-Charentes – Groupement Régional de Santé Publique – Lafarge Ciments

Inventaire des Odonates du Poitou-Charentes

Inventaire des Odonates du Poitou-Charentes

Depuis janvier 2002, et jusqu’à 2007, Poitou-Charentes Nature a engagé, avec l’aide de ses associations membres, un programme régional de connaissance des Odonates du Poitou-Charentes. Ce programme est aujourd’hui clos (même si les prospections et les études sur les Odonates de la région se poursuivent) et le temps du bilan et de l’exploitation des résultats est venu.

Plusieurs objectifs avaient été fixés :

Établir un état initial des connaissances des Odonates en Poitou-Charentes et réaliser une banque de données naturalistes sur les Odonates.

Former les naturalistes à la reconnaissance des espèces.

Approfondir les connaissances et élaborer le statut patrimonial de chaque espèce, tout en réalisant une cartographie de la répartition de chacune d’entre-elles.

Prendre en compte les Odonates dans les espaces inventoriés et protégés au niveau de la région.

Informer, sensibiliser le grand public, notamment par l’édition d’un ouvrage.

Participer à la dynamique d’un réseau régional de naturalistes au sein de Poitou-Charentes Nature.

Ce projet s’inscrivait dans la démarche nationale de connaissance des Odonates initiée par la SFO (Société française d’odonatologie), en collaboration avec le Muséum National d’Histoire Naturelle et le Ministère de l’Écologie et du Développement Durable.

Résultats :

Après les quatre ans de l’inventaire régional, le bilan des résultats est remarquable. Tous ces résultats sont réunis dans la base de données régionales remplie au fil des saisons de prospection.

Participants : sur toute la durée du programme, ce sont 117 bénévoles qui se sont investis et ont prospectés presque l’ensemble du territoire régional. La dernière année, en 2005, 85 personnes ont participé aux sorties de terrain, ont rempli les fiches d’inventaire, ont identifié des exuvies et ont passé de longs moments à photographier les libellules.

Ces naturalistes ont été formés tout au long de l’inventaire. Des sessions départementales ou régionales ont permis d’initier les débutants et de faire progresser ceux qui étaient plus habitués à cette famille d’insectes. Ces formations se sont déroulées sur le terrain lors de sorties de groupe ou en salle lorsqu’il s’agissait de l’identification des exuvies.

Pour mettre en relation ces naturalistes, pour les informer de l’état d’avancement de l’inventaire et pour faire vivre ce réseau régional, une lettre d’information (bulletin de liaison) strictement dédiée au programme régional, La Libelluline, a été diffusée chaque année.
Vous pouvez télécharger ci-après les 3 numéros qui sont parus :
Libelluline N°1 – mars 2004 / Libelluline N°2 – avril 2005 / Libelluline N°3 – août 2006

Prospections : grâce à ces bénévoles naturalistes motivés, au fur et à mesure du déroulement du programme d’inventaire, la pression d’observation s’est accentuée et ce sont des milliers d’heures qui ont été passées à prospecter les différents milieux humides de la région.

De même, la couverture géographique s’est peu à peu largement homogénéisée sur l’ensemble du territoire régional. Ainsi, sur les 1475 communes de la région, 1152 d’entre elles (78 %) possèdent sur leur territoire au moins un site sur lequel au moins une observation d’odonate a été réalisée durant la période d’inventaire. Parmi les 323 autres, on trouve en grande majorité des communes sur le territoire desquelles aucun milieu humide n’existe.

Au total, 5301 stations ont été recensées et inventoriées dans la base informatique. Pour chacune de ces localités, les informations disponibles vont des coordonnées géographiques à l’habitat naturel concerné. Dans cette liste impressionnante, tous les types d’habitats odonatologiques présents dans la région sont représentés.

Données : au total, après les quatre années d’inventaire régional, le nombre des données collectées et disponibles pour le travail d’analyse et de cartographie atteint le chiffre de près de 40 000 ce qui représente les trois-quarts de l’intégralité des 60 000 données présentes à ce jour dans la base de données régionales.

Avant toute analyse détaillée de cet important lot de données, une première conclusion s’impose : avec 68 espèces inventoriées à ce jour (presque 80% du total des espèces présentes sur le territoire national) la région Poitou-Charentes présente une richesse odonatologique absolument remarquable. Elle abrite notamment 8 espèces bénéficiant d’un statut de protection légal et disposant à ce titre d’un statut patrimonial fort.

Durant l’inventaire, de 2002 à 2005 donc, 4 espèces nouvelles pour la région Poitou-Charentes ont été découvertes :

  • La Cordulie à deux taches Epitheca bimaculata (Charpentier, 1825)
  • La Cordulie splendide Macromia splendens (Pictet, 1843).
  • Le Sympétrum jaune d’or Sympetrum flaveolum (Linné, 1758).
  • Le Trithémis annelé Trithemis annulata (Palisot de Beauvois, 1805).

Pour deux d’entre elles, ce sont en fait des redécouvertes. En effet, M. splendens et S. flaveolum avaient déjà fait l’objet de mentions dans la région dans des publications anciennes du XIXe et du tout début du XXe siècle. Il faut noter que les preuves d’autochtonie en Poitou-Charentes n’existent pour l’instant que pour les seules M. splendens et E. bimaculata.

A l’inverse, plusieurs espèces mentionnées dans la littérature avant 1930 n’ont jamais été contactées durant les années d’inventaire malgré les recherches assidues :

  • Le Sympétrum déprimé Sympetrum depressiusculum (Selys, 1841).
  • La Grande Aeschne Aeshna grandis (Linné, 1758).

Liste Rouge :

La somme de données récoltée a tout d’abord permis de faire le point sur le statut des espèces et l’évolution de leurs populations à partir de leur répartition géographique régionale et de réaliser la Liste rouge des Libellules menacées du Poitou-Charentes. Celle-ci propose un bilan de la situation de la totalité des espèces de ce groupe dans la région. La réalisation de cette Liste rouge a été basée sur les critères de l’UICN et sur un classement de rareté géographique. Les objectifs sont doubles. Il s’agit tout d’abord d’informer et d’attirer l’attention sur les risques et les menaces qui pèsent sur ce groupe faunistique remarquable et sur les habitats naturels qui l’accueillent. Cette liste doit aussi servir d’outil d’aide aux décisions des gestionnaires des milieux naturels. Elle a été validée par le CSRPN en 2007.

Par la suite, des actions de conservation seront engagées :

  • transmission au Conservatoire Régional d’Espaces Naturels et à la Direction Régionale de l’Environnement d’informations permettant la mise en place de mesures de gestion ou de protection, ou l’amélioration des connaissances sur des sites déjà connus pour leur richesse naturelle (Zones Naturelles d’Intérêt Écologique Floristique et Faunistique par exemple),
  • acquisition ou gestion par le Conservatoire Régional d’Espaces Naturels de sites majeurs afin de préserver les milieux accueillant ces espèces,
  • si besoin mise en place d’Arrêtés Préfectoraux de Protection de Biotope,

Ouvrage régional en cours :

L’exploitation des données de l’inventaire régional s’est poursuivi, en y intégrant les données collectées jusqu’à 2008, intégrant la découverte de nouvelles espèces.

Un ouvrage sur les Libellules du Poitou-Charentes va paraître dans les semaines qui viennent. D’une part, il est important que les résultats de l’inventaire soient publiés et d’autre part, cet ouvrage servira d’outil de sensibilisation auprès du public pour notamment montrer un aspect de la biodiversité dans la région et les menaces qui pèsent sur cette richesse inestimable.

Vous pouvez visualiser quelques pages et commander ce livre.

Associations coordonnatrices de ce programme :

Charente Nature

Ligue pour la Protection des Oiseaux

Deux-Sèvres Nature Environnement

Vienne Nature.

Partenaires :

Conservatoire Régional d’Espaces Naturels de Poitou-Charentes, Direction Régionale de l’Environnement, Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA), Société française d’odonatologie, Observatoire Régional de l’Environnement.

Partenaires financiers :

Conseil Régional Poitou-Charentes, Union Européenne (fonds FEOGA), Direction Régionale de l’Environnement.

  

 

Contact pour renseignements complémentaires

(sur les modalités de déroulement de l’action) :

*Bruno FILLON, Poitou-Charentes Nature – 14 rue Jean Moulin – 86240 FONTAINE-LE-COMTE
Tél. : 05 49 88 99 23 – Fax : 05 49 88 98 78 – courriel :

*Éric PRUD’HOMME et Laurent PRÉCIGOUT, Charente Nature – Impasse Lautrette –
16000 ANGOULEME – Tél./Fax : 05 45 91 89 70 – courriel :

Dépt 16 : Laurent PRECIGOUT, Charente Nature, tél. : 05 45 91 89 70

Dépt 17 : Philippe JOURDE, Ligue pour la Protection des Oiseaux, tél. : 05 46 82 12 63

Dépt 79 : Nicolas COTREL, Deux-Sèvres Nature Environnement, tél. : 05 49 73 37 36

Dépt 86 : Miguel GAILLEDRAT, Vienne Nature, tél. : 05 49 88 99 04

 

Inventaire des Mammifères du Poitou-Charentes

Inventaire des Mammifères du Poitou-Charentes

Une lacune importante dans l’étude de la faune vertébrée de notre région subsiste. Aucune synthèse n’a récemment fait le point de nos connaissances sur les mammifères qui peuplent le territoire régional. Il faut en effet remonter à l’Atlas des Mammifères sauvages de France, publié en 1984 par la SFEPM, pour avoir une vision globale de la répartition des espèces en Poitou-Charentes, mais bien imprécise et incomplète.
Pourtant, notre région, située au carrefour d’influences biogéographiques variées, présente des caractéristiques faunistiques d’un grand intérêt, et cela en dépit de la faible amplitude altitudinale qui caractérise son relief. Elle est par ailleurs le refuge de plusieurs espèces menacées en France ou en Europe.
Les mammifères n’échappent pas à ce schéma. Des espèces comme la Pachyure étrusque, le Mulot à gorge jaune, le Campagnol terrestre ou le Campagnol de Gerbe, se trouvent en Poitou-Charentes en limite de leur aire de répartition.
Notre région est de surcroît le refuge d’espèces dont les populations sont en forte régression. C’est le cas notamment de la Loutre et du Vison d’Europe mais aussi de plusieurs espèces de chauves-souris, le Grand Rhinolophe ou le Minioptère de Schreibers par exemple.

Depuis janvier 2001, et jusqu’en 2006, Poitou-Charentes Nature a donc engagé un programme régional de connaissance des Mammifères du Poitou-Charentes, avec l’aide de ses associations membres et de leurs bénévoles.

Plusieurs objectifs ont été fixés :
Établir un état initial des connaissances des Mammifères sauvages (y compris marins) en Poitou-Charentes et réaliser une banque de données naturalistes.
Former les naturalistes à la reconnaissance des espèces, ainsi qu’aux différentes méthodes d’identification : traces et indices, captures, analyse de pelotes de régurgitation.
Approfondir les connaissances et élaborer le statut patrimonial de chaque espèce, tout en réalisant une cartographie de la répartition de chacune d’entre-elles.
Prendre en compte les Mammifères dans les espaces inventoriés et protégés au niveau de la région.
Informer, sensibiliser le grand public, notamment par l’édition d’un ouvrage.

Celui-ci est paru fin juillet 2011. Au format 21 x 29,7 cm, avec 304 pages, plus d’une centaine d’illustrations, vous pouvez dès à présent le commander au prix de 24 €.

 

Ce projet s’inscrit dans la démarche nationale de connaissance des Mammifères initiée par la Société Française d’Étude et de Protection des Mammifères (SFEPM), en collaboration avec le Muséum National d’Histoire Naturelle et le Ministère de l’Écologie et du Développement Durable.

La formation de naturalistes pour la reconnaissance des espèces (sessions départementales et régionales), la saisie de toutes les observations sur la base de données naturalistes régionale (FNAT 2000), ainsi que des prospections orientées vers des espèces ou des secteurs peu connus à ce jour doivent permettre de couvrir l’ensemble de la région.

Par la suite, des actions de conservation seront engagées :
• Transmission au Conservatoire Régional d’Espaces Naturels et à la Direction Régionale de l’Environnement d’informations permettant la mise en place de mesures de gestion ou de protection, ou l’amélioration des connaissances sur des sites déjà connus pour leur richesse naturelle (Zones Naturelles d’Intérêt Écologique Floristique et Faunistique par exemple).
• Sensibilisation auprès des acteurs locaux (agriculteurs…).

Associations coordonnatrices de ce programme :
Charente Nature
Nature Environnement 17
Deux-Sèvres Nature Environnement
Vienne Nature.

Partenaires :
Société Française d’Étude et de Protection des Mammifères (SFEPM), Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), Fédérations de chasse, Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles (FREDON), Conseil Supérieur de la Pêche (CSP), Centre d’Études Biologiques de Chizé – CEBC-CNRS, Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle, Observatoire Régional de l’Environnement (Ifrée-ORE).

Partenaires financiers :

Union Européenne (fonds FEOGA pour les inventaires, Etat (Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement.), Conseil Régional Poitou-Charentes

  

Pour transmettre des données sur les Mammifères, chargez la fiche d’observation (version Fiche inventaire mammifères Word ou Fiche inventaire mammifères PDF) ou demandez la à :

Dépt. 16 : Laurent PRECIGOUT, Charente Nature, tél. : 05 45 91 89 70
Dépt. 17 : Maxime LEUCHTMANN, Nature Environnement 17, tél. : 05 46 41 39 04
Dépt. 79 : Nicolas COTREL, Deux-Sèvres Nature Environnement, tél. : 05 49 73 37 36
Dépt. 86 : Miguel GAILLEDRAT, Vienne Nature, tél. : 05 49 88 99 04.

Contact pour renseignements complémentaires (sur les modalités de déroulement de l’action) :
*Bruno FILLON, Poitou-Charentes Nature – 14 rue Jean Moulin – 86240 FONTAINE-LE-COMTE –
Tél. : 05 49 88 99 23 –
courriel :
*Miguel GAILLEDRAT, Vienne Nature – 14 rue Jean Moulin – 86240 FONTAINE-LE-COMTE –
Tél. : 05 49 88 99 04 –
courriel :

hirondelles – détails de l’action

hirondelles – détails de l’action

Le printemps revient et les hirondelles avec lui. De retour des pays d’Afrique subsaharienne, les hirondelles ont parcouru plus de 6 000 km pour revenir nicher dans notre pays. Mais depuis quelques années, elles sont de moins en moins nombreuses à revenir, en témoigne les chiffres obtenus lors de précédents programmes de suivi : jusqu’à -41% pour l’Hirondelle de fenêtre depuis 1989 (source MNHN 2009).
Modification des pratiques culturales, dérangements, destructions volontaires ou non des nids, tous ces facteurs jouent un rôle dans ce déclin.

Il semble donc nécessaire de mieux connaître ces espèces pour mieux les protéger et les prendre en compte dans les aménagements urbains. C’est pourquoi en 2012, la LPO sous l’égide de Poitou-Charentes Nature et aidée des associations locales de protection de la nature, lance une grande enquête de science participative sur les Hirondelles du Poitou et les Hirondelles des Charentes. Quatre associations prennent part à cette grande enquête : la LPO Charente-Maritime, Charente Nature, le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres et la LPO Vienne.

Lancée pour 2 années avec le soutien de la Région Poitou-Charentes et des fonds européens FEADER, cette enquête s’intéresse à 3 des 5 espèces nicheuses d’hirondelles de notre pays, à savoir : l’hirondelle de fenêtre, l’hirondelle rustique et l’hirondelle de rivage. Elle vise entre autres, la localisation du maximum de colonies occupées d’hirondelles de fenêtre de la région mais également le recensement de toutes les colonies d’hirondelles de fenêtre et d’hirondelles rustiques sur au moins cinq communes par an et par département. Effectués par des professionnels et des bénévoles, ces recensements sont menés de mai à août.

S’agissant d’une enquête de sciences participatives, toute personne ayant observé un nid occupé ou en abritant un sur son habitation peut ainsi participer en contactant son association locale.

Le but ultime de ce projet est de créer un réseau permanent d’observateurs capable d’alimenter les bases de données en ligne afin de pouvoir suivre l’évolution des populations d’hirondelles sur le long terme et en savoir ainsi plus sur leur état de santé.

Pour en savoir plus sur l’enquête :

Les sites de vos associations locales de protection de la nature :
Charente : http://www.faune-charente.org/
Charente-Maritime : http://www.faune-charente-maritime.org/
Deux-Sèvres : http://www.nature79.org/
Vienne : http://vienne.lpo.fr/

et un site dédié : www.enquete-hirondelles.fr

Contexte

Des oiseaux symboliques

Plus encore que le coucou, les hirondelles sont associées au retour de la belle saison. Depuis toujours, elles sont considérées comme des animaux utiles, élégants et familiers. Faciles à reconnaître, peu farouches, très démonstratives, migratrices, vivant près de l’homme, les hirondelles constituent un sujet d’enquête participative idéal auprès du grand public.

Le statut des hirondelles

Les hirondelles ont connu un dramatique déclin depuis le milieu du 20e siècle malgré leur statut de protection réglementaire. La tendance demeure préoccupante actuellement avec des tendances défavorables depuis 1989 : -41 % pour l’Hirondelle de fenêtre et -12 % pour l’Hirondelle rustique.
Afin de mieux connaître le statut présent des hirondelles, de sensibiliser le public à leur protection et, par là même à celle de la biodiversité, la LPO lance une grande action nationale sur ces oiseaux.
Le présent projet constitue la déclinaison régionale de cette action, dont l’objectif le plus ambitieux est de mieux faire comprendre au grand public les enjeux de la préservation de la biodiversité par le biais d’espèces dites « de proximité ».
Bien que le grand public soit de plus en plus sensible à la protection de la nature et de l’environnement, les structures naturalistes constatent depuis plusieurs années une augmentation des cas de destruction directe de nids isolés ou de colonies.
De bons indicateurs
Par leur biologie, les hirondelles constituent de bons indicateurs biologiques. La date de leur retour contribue à l’évaluation des modifications climatiques, l’état de santé des colonies révèle la disponibilité en plancton aérien et indirectement les secteurs les moins altérés par les pesticides et la pollution.
Les hirondelles en Poitou-Charentes
Cinq espèces d’hirondelles nichent en France mais seulement trois en Poitou-Charentes. Les Hirondelles rustiques et de fenêtres ne s’installent quasiment qu’en milieu bâti. L’hirondelle rustique est, comme son nom l’indique, une campagnarde. Elle construit généralement son nid dans les granges. L’hirondelle de fenêtre forme des colonies, parfois populeuses, sous les avancées de toiture dans les villes et des villages. L’hirondelle de rivage établit ses colonies dans les falaises meubles, souvent dans les fronts de taille d’anciennes sablières.

Objectifs opérationnels

  • Sensibiliser et informer le public sur la protection de la nature en lui proposant une action de science participative utile et valorisante, visant des espèces appartenant à la nature dite de « proximité ».
  • Mieux connaître la répartition et les effectifs des hirondelles et mettre en place un nouvel indicateur pour l’observatoire de la biodiversité du Poitou-Charentes via un réseau d’observateurs bénévoles permanents, les « hirondo-détectives ».
  • Sensibiliser et conseiller le public et les professionnels sur les moyens les plus adaptés pour résoudre d’éventuels problèmes de cohabitation avec les hirondelles.
  • Localiser les colonies et les noyaux de peuplement les plus importants et prévenir les destructions via un service conseil efficace.

Description des actions

  1. Lancer une vaste enquête participative, s’inscrivant dans une démarche nationale, reposant à la fois sur une puissante campagne de communication et la mise à disposition d’outils d’information interactifs (plateforme VisioNature).Une information ciblée visera le public scolaire par l’envoi de courriers à tous les établissements, voire de partenariats locaux avec les CDDP.
  2. Réaliser des inventaires de terrain ciblés concomitants, menés par des naturalistes, pour collecter une information standardisée, reproductive et pertinente sur des zones témoins. Cette enquête permettra par ailleurs d’évaluer la validité scientifique des résultats de l’enquête participative.
  3. Conseiller le public et les professionnels pour favoriser une cohabitation harmonieuse avec les hirondelles et prévenir les éventuels actes de destruction des colonies.
  4. Diffuser des résultats clairs, accessibles et précis permettant de sensibiliser le public aux questions relatives au climat (date de retour des hirondelles), aux pesticides (disparition du plancton aérien), aux dégradations des habitats (disparition des sites de reproduction favorables, des zones humides servant d’haltes migratoires, des habitats d’hivernage en Afrique) ; trois thématiques sur lesquelles la région Poitou-Charentes s’implique fortement ! Cette communication se fera notamment via le site de l’ORE, des structures associatives naturalistes et prendra la forme d’un document PDF téléchargeable (objectif de limitation de la consommation de papier).
  5. Constituer un réseau d’observateurs bénévoles (passionnés de nature, public sensibilisé, propriétaire de maison hébergeant des colonies…) dont la fonction sera d’alimenter le suivi interannuel des hirondelles du Poitou-Charentes, indicateur susceptible de contribuer à l’Observatoire Régional de la Biodiversité.

Pour en savoir plus sur l’enquête :

Les sites de vos associations locales de protection de la nature :
Charente : http://www.charente-nature.org/
Charente-Maritime : http://www.faune-charente-maritime.org/
Deux-Sèvres : http://www.nature79.org/
Vienne : http://vienne.lpo.fr/

Ce programme est soutenu par :

Orthoptères du Poitou-Charentes

Orthoptères du Poitou-Charentes

Criquet de la Palène, Stenobothrus lineatus – Samuel Ducept

Sauterelles, Grillons et Criquets composent l’Ordre des Orthoptères. Après s’être attaqués aux libellules, puis aux papillons, Poitou-Charentes Nature et ses associations membres, Charente Nature, Nature Environnement 17, Ligue pour la Protection des Oiseaux, Deux-Sèvres Nature Environnement et Vienne Nature poursuivent le travail d’inventaire sur les insectes en Poitou-Charentes, avec le soutien du Conseil Régional, de la DREAL et des fonds européens FEADER.

Contexte

À l’heure actuelle, l’état des connaissances laisse supposer que le Poitou-Charentes héberge 79 espèces d’Orthoptères sur les 216 recensées en France métropolitaine (ASCETE, 2009). Parmi ces dernières, certaines s’accommodent d’une gamme de milieux variés. A l’inverse, certaines espèces plus exigeantes ne sont retrouvées que dans un panel de milieux très restreint dont l’intégrité est dans bien des cas mise en péril avec, notamment, les modifications des pratiques agricoles opérées ces 50 dernières années. Ces espèces constituent alors des indicateurs intéressants de la conservation des milieux auxquels elles sont inféodées.

Certaines espèces picto-charentaises présentent également un intérêt majeur de conservation de par leur rareté à l’échelle nationale voire mondiale (Oedipode des salines). Le Poitou-Charentes accueille en outre un important cortège d’espèces méridionales trouvant ici leur limite d’aire de répartition septentrionale à l’image du Barbiste des Pyrénées, de l’Oedipode grenadine, ou encore de la Decticelle frêle. La multitude des milieux terrestres et la situation de carrefour entre les domaines d’influences océaniques, méditerranéennes et continentales, place notre région dans une situation unique. L’étude des Orthoptères peut permettre d’affiner cette approche car ce sont des espèces « bio-informatives » de l’habitat, voire de son état, qu’elles occupent. Fort de ces constats et en l’absence de statut de protection pour l’ensemble des espèces de la région (seules 3 espèces protégées à l’échelle nationale à l’heure actuelle), il apparaît aujourd’hui primordial de compléter les connaissances scientifiques sur les Orthoptères en Poitou-Charentes, et de sensibiliser les décideurs, aménageurs, ainsi que le public intéressé par la nature sur l’importance de leur conservation ainsi que celle des habitats auxquels ils sont inféodés.

Objectifs opérationnels

Phase 1 : janvier 2012 – mars 2013

  1. Créer une clé d’identification des Sauterelles, Grillons et Criquets de Poitou-Charentes
  2. Former les coordinateurs départementaux

Phase 2 : mars 2013 – décembre 2013

  1. Poursuivre et achever la formation des coordinateurs départementaux
  2. Élaborer une méthodologie d’inventaire

À partir de janvier 2014 (phases d’inventaires)

  1. Etablir un état initial des connaissances,
  2. Approfondir les connaissances (prospections de terrain),
  3. Former les naturalistes bénévoles,
  4. Réaliser une cartographie de la répartition de chaque espèce (les données agrégées seront transmises à l’Observatoire Régional de l’Environnement pour une diffusion la plus large possible),
  5. Prendre en compte les Orthoptères dans les espaces inventoriés (ZNIEFF…) et protégés au niveau de la région, liste de sites d’intérêt majeur,
  6. Permettre la prise en compte des Orthoptères dans les espaces de nature « banals », tels que jardins et bois privés ou publics,
  7. Placer les populations régionales dans un contexte écologique national et européen (dès que les connaissances le permettront, une liste rouge des criquets, sauterelles et grillons du Poitou-Charentes sera rédigée selon la méthodologie développée par l’UICN),
  8. Publier et diffuser les résultats obtenus dans des revues spécialisées

Lire ici le rapport d’activités de la 1ère phase : 2014 à mars 2015