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Accueil du sitePublicationsGuide des habitats naturels du Poitou-CharentesVégétation annuelle temporairement inondée
Végétation annuelle temporairement inondée

Rédacteur : Jean Terrisse

Physionomie - écologie

Cet habitat générique regroupe un ensemble de communautés amphibies pionnières s’installant en bordure de nombreux types de milieux aquatiques dont la principale caractéristique est de présenter un niveau d’eau variable au fil des saisons : mares, étangs, lit mineur des cours d’eau, chemins inondables. La longueur relative des phases exondée et submergée variant beaucoup d’une année sur l’autre, il s’agit de communautés fugaces, plus ou moins nomades, présentant de forts contrastes inter annuels. Selon les faciès, le substrat peut être sableux, limoneux ou vaseux, de pH acide ou neutre, riche en nutriments ou très pauvre mais dans tous les cas il doit être dépourvu de végétation pérenne trop concurrentielle. La phénologie est tardive - du début de l’été à l’automne -, voire très tardive pour certains faciès du Bidention, le développement de la végétation se produisant rapidement dès l’exondation du milieu : nu à la sortie du printemps, le substrat se couvre alors rapidement selon les situations ou d’un gazon ras et peu stratifié, ou d’un peuplement luxuriant de grandes herbes annuelles qui germent à partir des graines déposées sur place par les mouvements de l’eau lors de la phase de submersion (cures, marnage naturel des mares et étangs). Dans les situations primaires, la variabilité des conditions hydriques suffit en principe à bloquer l’installation des végétations vivaces et à maintenir des conditions suffisamment instables dans le temps pour favoriser l’implantation des thérophytes. Dans les situations secondaires en revanche, la persistance de pressions biotiques modérées (piétinement surtout, fauche) est indispensable pour éviter l’invasion du milieu par les espèces vivaces (grands hélophytes, ligneux pionniers tels que les saules..).

Toutes ces communautés sont fortement menacées dans la région comme partout ailleurs par la régularisation artificielle du niveau de l’eau qui ne laisse plus subsister que des espaces infimes de conditions favorables où les effets de lisière sont importants et où les groupements sont appauvris et moins typiques.

Caractéristiques biologiques

La flore de ces milieux est constituée avant tout d’espèces annuelles, tantôt naines et tantôt « géantes » selon la richesse du sol, peu adaptées à la concurrence et nécessitant un éclairement maximal (plantes héliophiles). Beaucoup d’espèces possèdent des adaptations physiologiques remarquables leur permettant de coloniser ces biotopes contraignants et d’y survivre : grande plasticité de l’appareil végétatif s’adaptant aux conditions locales (cas de la Renoncule scélérate Ranunculus sceleratus, de certains Polygonum), production de semences à dormance prolongée qui ne germeront qu’à l’occasion de conditions favorables, graines souvent très nombreuses et munies de dispositifs de dissémination très variés (cas des akènes poilus des Bidens, des têtes florales des Crypsis…).

Espèces caractéristiques

A étudier (Invertébrés notamment).

Classification

Gazons de petites annuelles éphémères

Végétation de grandes annuelles nitrophiles

Gazons de petites annuelles sur sol salé

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Le maintien de pressions biotiques ou mécaniques est souvent indispensable pour créer les conditions favorables à l’expression de certains faciès de l’habitat : semis de Centenille naine Anagallis minima dans les traces de roues d’un engin de chantier
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La Cicendie filiforme Cicendia filiformis (fleurs jaunes) et la Cicendie fluette Exaculum pusillum (fleurs roses) sont deux plantes rares du Cicendion
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Pare-feu entretenu par un hersage superficiel où se développe un des gazons à annuelles les plus riches de la région Poitou-Charentes
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Végétation de grandes annuelles nitrophiles
Bidentetalia
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Physionomie - écologie
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Gazon de petites annuelles sur sol salé
Heleochloion schoenoidis
22.34
Rédacteur : Jean Terrisse
Physionomie - écologie
En Poitou-Charentes, l’habitat occupe un certain nombre de biotopes humides temporaires caractéristiques de la frange arrière-littorale (jamais à plus de 5km de la mer) des côtes basses à sédimentation estuarienne : pourtour des mares abreuvoirs au sein des complexes de prairies saumâtres, pas inter-parcellaires piétinés et défoncés par le bétail, « jas » (anciennes salines isolées de l’eau marine par la poldérisation), dépressions, (...)

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